Diables Rouges Le dernier clasico a servi de déclic à Thomas Vermaelen.

La dernière image de la carrière anglaise de Thomas Vermaelen reflétait un sourire en trompe l’œil. Le 17 mai 2014, Arsenal décrochait la Cup contre Hull. Même remplaçant, le Diable brandissait le trophée, lui qui avait glissé sur le banc au fil des blessures et des certitudes apportées par la paire Mertesacker - Koscielny.

Près de quatre ans plus tard, l’Anversois s’apprête à retrouver l’Angleterre et Londres, avec une vraie chance de jouer contre Chelsea ce mardi en fonction de l’état de Gérard Piqué. Ce qui dessine en creux une victoire personnelle après.

"Ma première saison, j’ai été blessé toute l’année, excepté un match en fin de saison contre le Deportivo alors que nous étions déjà champions", a rappelé l’ancien capitaine des Gunners dans The Guardian, sans préciser qu’il avait déjà manqué, sur blessure, les trois quarts de sa dernière saison londonienne avant de se blesser lors du Mondial au Brésil. "Ensuite, j’ai joué 20 matches la saison suivante, certains en sortant du banc, d’autres en étant titulaire. Et cette année, j’ai réalisé une série de matches et j’ai l’impression d’avoir enfin fait mes débuts lors du clasico ."

Depuis cette victoire à Bernabeu le 23 décembre dernier (0-3) s’est opéré un basculement. Vermaelen n’est plus ce joueur abonné à l’infirmerie alors qu’Andoni Zubizaretta l’avait qualifié de "directement opérationnel" à son arrivée, ce qui avait pesé dans le limogeage de l’ancien directeur sportif. Il incarne l’idée d’une solution plus que crédible.

Toujours dans The Guardian, le gaucher a avoué que "les moments en rééducation sont particulièrement horribles" et ils lui ont aussi permis d’apprécier encore un peu plus ce renouveau dont il ne doutait pas.

"Je connais mes qualités, je sais que je suis capable de jouer pour ce club, mais c’est toujours une question d’être fit et de bien se sentir, ce qui a été le cas sur les matches d’avant. J’ai gagné en confiance et ce clasico était comme un cadeau pour moi parce que Mascherano revenait de blessure et je n’étais donc pas certain de débuter. J’ai été très honoré de pouvoir le jouer ."

Six matches avaient précédé, six autres ont suivi avant donc cette blessure aux ischios vécue comme un coup dur le 21 janvier dernier au Betis vu les performances du joueur qui a repris fin de semaine dernière l’entraînement normalement.

Prouvant que son profil faisait mieux que s’accommoder à l’identité de jeu catalane. "Quand un club s’intéresse à vous, vous regardez toujours sa façon de jouer. Pour moi, rejoindre une équipe qui ne fait que balancer n’aurait pas été bien. Il faut étudier la philosophie et être certain que vous y correspondez", a confié l’Anversois. "Les gens ont une mauvaise image des défenseurs à Barcelone parce qu’ils pensent que c’est facile, qu’ils ne font qu’attaquer, attaquer, attaquer, mais les demandes sont élevées. Jouer dans la moitié de terrain adverse n’arrive pas en claquant des doigts. C’est parce que vous mettez une pression constante sur l’adversaire. Si vous le laissez venir, vous êtes sous pression donc vous le repoussez, cela signifie que vous avez 50 mètres dans votre dos à gérer et ce n’est pas toujours simple. Comme il n’est pas facile de toujours reconstruire en partant de notre but. Parfois, ce serait plus simple de balancer, mais ce n’est pas notre façon de faire et c’est plus agréable de jouer de la sorte."

Et lui incarne désormais pleinement ce style. Comme il symbolisait cette Cup remportée il y a près de 4 ans…