Diables Rouges Jan Vertonghen a vécu une 96e cape pleine d’émotions avec un but pour sa pomme puis un but marqué, son 8e chez les Diables.

En général, Jan Vertonghen est l’un des premiers à sortir du vestiaire des Diables. Samedi soir à Sarajevo, il fut le tout dernier. Demandé par toutes les télévisions, les radios et la presse écrite, le nouveau joueur le plus capé de l’histoire du football belge (à égalité avec Jan Ceulemans jusqu’à mardi) a répondu à tout le monde avec le sourire. Et quand il est rentré dans le bus, tous les joueurs l’ont applaudi. Pour le chambrer de son retard mais aussi pour le féliciter pour sa 96e apparition en équipe nationale.

Jan, comment avez-vous vécu cette rencontre particulière ?

"C’était un match très particulier. Il y a le record mais surtout une rencontre où j’ai connu différentes émotions. Au final, je peux avoir le sourire et c’est l’essentiel."

Vous ne marquez pas souvent (c’était son 8e but international) mais vous choisissez votre jubilé pour le faire.

"Oui, c’était un bon choix (sourire) ."

Un but qui rattrape bien votre soirée après la grosse erreur sur le deuxième but bosnien.

"Oui, j’ai mal évalué la trajectoire du ballon sur ce long dégagement. J’ai hésité sur ce que je devais faire de cette balle, taper devant ou essayer de remettre en arrière. À cause de ça, j’ai perdu l’équilibre et j’ai raté le ballon. J’ai essayé de me remettre le plus vite possible dans le match. Le but m’a fait du bien."

Êtes-vous inquiet après ces trois buts encaissés ?

"Non, il ne faut pas tout remettre en question parce qu’on a pris trois buts. Il y a eu des erreurs, c’est clair, mais ça peut arriver, rien d’inquiétant."

Pensez-vous que le système à trois défenseurs pourrait disparaître ?

"En deuxième mi-temps, on a joué à quatre derrière en perte de balle à certains moments mais on sait s’adapter. Les deux formules nous conviennent, ça dépend aussi de la tactique de l’adversaire."

Est-il vrai qu’Eden Hazard vous a proposé de prendre exceptionnellement le brassard de capitaine pour cette rencontre ?

"Oui, c’est vrai. Il est venu me trouver en me disant de prendre le brassard. J’ai trouvé ça super gentil de sa part mais j’ai refusé. Je ne suis pas le gars qui veut se mettre en valeur ou sortir du lot. J’ai entendu qu’on disait que j’aurais aimé jouer avec le numéro 97 mardi contre Chypre pour marquer le coup mais c’est faux. Je suis un gars normal qui veut jouer ses matches, que ce soit le 1er, le 95e ou le 97e match de ma carrière internationale. Mais pour revenir à Eden, ça montré sa grande générosité d’avoir eu cette idée et je l’ai remercié."

Qu’allez-vous garder en mémoire de cette 96e cape ?

"Cette folle soirée et un sentiment de fierté. J’espère que je pourrai encore jouer longtemps avec ce beau maillot."

Et mardi, c’est la 97e pour le record absolu.

"Je vais profiter de cette soirée mais surtout de la fête avec les supporters pour fêter notre qualification. Depuis qu’on a assuré notre billet pour la Russie, on a toujours joué à l’extérieur. Ce sera super de terminer la campagne de qualification devant notre public. Je sais que je serai mis à l’honneur mais j’ignore comment. J’essaierai de savourer devant toute ma famille."

Avez-vous reçu plus de tickets pour votre famille que les autres Diables ?

"Oui quand même quelques places de plus (sourire) ."