Diables Rouges

Après une journée de repos, les Diables Rouges ont repris mercredi l'entraînement en vue des quarts de finale de la Coupe du monde face au Brésil, vendredi à Kazan (20h).

Vincent Kompany, qui avait retrouvé sa place de titulaire contre le Japon en 8es de finale (3-2), a expliqué que "c'était le rendez-vous le plus important de l'actuelle génération des Diables" et qui veut voir les Belges "franchir un cap."

"Je suis objectif en disant que le Brésil, individuellement, est la meilleure équipe du Mondial", a déclaré le défenseur de Manchester City en conférence de presse à Dedovsk, près de Moscou. "Mais ça ne changera rien à notre envie et notre confiance. C'est la force de notre génération, nous avons confiance, nous n'avons pas peur et nous osons. Collectivement, le Brésil est aussi très fort. Ils sont très solides, mais il y a toujours moyen de faire mal à l'adversaire, même s'il est très fort. C'est le rendez-vous le plus important de notre génération."

Vincent Kompany est convaincu "à 100%, comme tout le monde dans le groupe, que nous pouvons battre le Brésil, aussi extraordinaire soit-il. Dans le passé, nous avions l'habitude parfois de partir battu. Mais ce n'est plus le cas, nous avons tellement voyagé et connu tant de choses en clubs que nous ne doutons pas de nous-même. Je ne vais pas aller me coucher en me disant: +et si on perd ?+".


Le défenseur des Diables Rouges a beaucoup loué le potentiel du Brésil, mais "au plus j'ai du respect pour quelqu'un, au plus je veux gagner aussi", a ajouté le 'Vince' qui y croit fermement. "Si le match se résume à un duel d'individualités, on a aucune chance. Si l'on place le jeu d'un point de vue collectif, on a une chance. On a les armes pour faire quelque chose. On est arrivé là avec une certaine philosophie de jeu, avec une certaine façon de jouer. On a créé notre marque de fabrique. On ne va pas tout changer. Les regrets seraient trop grands d'avoir un match stérile et de perdre 1-0. Nous avons un potentiel physique important, mais notre jeu, c'est de jouer en groupe, à passes au sol, collectivement. On marque beaucoup en groupe. Cela dit, il ne faudra surtout pas sous-estimer le physique du Brésil, ce serait une erreur".

Les pronostics placent désormais les Brésiliens comme grands favoris pour remporter cette Coupe du monde en Russie. "Ce sera un match spécial bien sûr, on aurait voulu que cela soit la finale de la Coupe du monde, on ne va pas revenir là-dessus", a ajouté encore Vincent Kompany. "Pour nous, c'est notre finale à présent, c'est tout. Il n'y a pas énormément de différences entre les deux équipes, même s'ils sont très forts. Il n'y a pas de honte à ne pas battre une équipe comme le Brésil, mais on ne veut pas louper le moment. On a montré nos bons côtés pour arriver jusqu'ici, cela ne changera pas quelque soit le résultat de vendredi. Mais mon scénario idéal contre le Brésil est de prendre un bon résultat et de développer un beau jeu. J'ai l'espoir de franchir un cap."

Battre le Brésil ouvrirait les portes d'une demi-finales contre la France ou l'Uruguay. La "génération en or" des Diables Rouges emmenée par Roberto Martinez suscite beaucoup d'espoirs au sein d'un groupe qui cherche à ajouter, en équipe nationale, un trophée dans la vitrine.

"Génération en or ? Qui a trouvé ce nom ? ce n'est pas moi ? Qu'est-ce que cela signifie ? Vous savez, quand vous voyez ce que nous faisons tous en clubs, c'est incroyable. Combien de prix on a déjà gagné ? C'est très important pour le football belge. Maintenant, nous sommes en équipe nationale, on a encore rien gagné, c'es vrai. C'est peut-être le moment, mais il y a le Brésil sur le chemin".


13 Diables Rouges à l'entraînement

Treize joueurs (dix joueurs de champ et trois gardiens de but) étaient présents, sous la pluie, sur la pelouse du complexe sportif de Dedovsk, où la Belgique prépare son quart de finale de Coupe du monde de football de vendredi face au Brésil.

Il s'agit des trois gardiens (Thibaut Courtois, Simon Mignolet et Koen Casteels) et de Michy Batshuayi, Dedryck Boyata, Nacer Chadli, Kevin De Bruyne, Mousa Dembélé, Leander Dendoncker, Marouane Fellaini, Thorgan Hazard, Youri Tieleman et Thomas Vermaelen. Soit, à l'exception de Courtois et de De Bruyne, les joueurs qui n'ont pas débuté la rencontre face au Japon lundi en 8e de finale.

Pour un gardien, il est normal qu'il n'ait pas besoin de repos deux jours après un match, alors qu'on sait que De Bruyne aime avoir des entraînements dans les jambes.

Adnan Januzaj se remet toujours de se blessure au genou et ne s'entraîne pas encore. Il n'est pas encore acquis qu'il soit rétabli pour vendredi.

Les autres joueurs ont travaillé individuellement afin de récupérer après l'exigeant match contre le Japon, où la Belgique a dû refaire un retard de deux buts avant de s'imposer 3-2 dans les arrêts de jeu. Le repos est pour l'instant central. Ensuite, on travaillera la tactique avant d'affronter les quintuples champions du monde.

Les Belges ont reporté de plusieurs heures leur départ pour Kazan. Ils auront ainsi l'occasion d'encore s'entraîner jeudi matin à Dedovsk, avant de partir pour Kazan dans l'après-midi.