Diables Rouges Yannick Ferreira Carrasco et Kevin De Bruyne ont répondu aux questions des journalistes ce vendredi au Centre national de football de Tubize. Morceaux choisis.

C'est d'abord l'ex-joueur de l'Atletico, évoluant à présent en Chine, qui est passé sur le grill. "Je ne suis pas en Chine depuis longtemps, j'avais encore ma condition de l'Atletico, qui est connu pour son travail physique. En Chine, j'ai travaillé à fond pendant quatre semaines, et j'ai continué à bien travailler ici", a déclaré Yannick Carrasco. Le joueur a tout de même avoué: "On a eu un coach chinois qui ne savait pas grand chose au foot".

Carrasco devrait occuper le flanc gauche des Diables Rouges lors du Mondial. "Il y a d'autres bons joueurs dans l'équipe, qui peuvent jouer au même poste. C'est l'entraîneur qui fait les choix. Je suis prêt à jouer aussi à une autre position, mais c'est sur le flanc gauche que je me sens le mieux. Tous les joueurs offensifs préfèrent un rôle offensif que défensif, mais j'ai été habitué au travail défensif à l'Atletico", dit le joueur de 24 ans.


Le transfert en Chine de Yannick Carrasco en a surpris plus d'un, à quelques mois de la Coupe du monde. "J'ai pris une décision. Pour moi, le plus important, c'est une fois qu'on est sur le terrain. Il faut alors oublier de quel club on vient. C'est une tout autre culture en Chine, cela n'a rien à voir avec l'Europe. Les structures sont différentes par rapport à un grand club comme l'Atletico, mais on sent qu'ils ont envie de grandir. Quand je suis arrivé à Dalian Yifang, on avait un entraîneur chinois qui ne savait pas grand chose au foot et les résultats n'étaient pas bons. Après trois matches, on l'a remplacé par un entraîneur européen et cela a été plus positif. On fait plus de physique et les séances sont plus longues".

Yannick Carrasco, qui dit n'avoir pas de problèmes à l'idée d'être dans l'ombre de joueurs comme Eden Hazard ou Kevin De Bruyne, ne sait pas combien de temps il va rester en Chine. "Je vis au jour le jour, c'est comme ça en football. Un jour on est quelque part et le lendemain on est parti".

L'ailier belge est également revenu sur l'action des Diables de ce vendredi matin, qui se sont rendus dans diverses écoles du pays. "C'était génial de voir tous ces enfants heureux partout, même les adultes devenaient fous". Et d'ajouter par rapport à cet engouement: "Tout le monde doit être derrière l'équipe en Belgique, nous pouvons réaliser quelque chose de beau."

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De Bruyne: "Tout le monde veut gagner un trophée"

Kevin De Bruyne s'apprête à vivre son troisième grand tournoi, après le Mondial 2014 et l'Euro 2016. La Belgique est citée comme un des outsiders de la Coupe du monde en Russie.

"Tout le monde veut gagner un trophée", a déclaré KDB en conférence de presse. "Sur les 32 équipes qualifiées, il y en a 15 qui veulent la Coupe du monde, il y aura donc (parmi elles, ndlr) 14 déçus. Dans un tournoi, beaucoup de facteurs jouent un rôle: la forme, la chance, l'arbitrage... Tout ce qu'on peut faire, c'est se préparer du mieux possible, physiquement et mentalement".

Kevin De Bruyne avait critiqué la tactique des Diables Rouges en novembre dernier, après le match face au Mexique (3-3). "La tactique n'est pas encore tout à fait au point, mais nous travaillons dur", déclare KDB.

"Il y a plus de joueurs qui donnent leur avis durant les réunions. L'équipe fait tout pour aller de l'avant", ajoute le joueur de Manchester City. "Pendant les matches, on s'est amélioré au niveau du pressing et on prend moins de buts quand cela se passe moins bien. C'est comme cela qu'on gagne des matches. Bien sûr, cela peut toujours être mieux. A City aussi, cela aurait pu être mieux, alors qu'on a fait une super saison. Le tout est de réduire la marge d'erreur".

La Belgique jouera son troisième match de préparation lundi face au Costa Rica, avant de s'envoler mercredi pour la Russie. Le premier match des Belges en Coupe du monde aura lieu le lundi 18 juin à Sotchi face au Panama.


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