Division 1A

La Gantoise – Westerlo

Francky Dury se réjouit de disposer d’un grand noyau

GENTBRUGGE Francky Dury a revu deux fois l’intégralité du sommet contre Anderlecht.

Il n’en démord pas : “Nous ne méritions pas de le perdre. L’arbitre a coupé notre élan. Je peux accepter le penalty qui a suivi la poussée de Lukaku sur Suler. Je ne puis admettre qu’à deux reprises l’arbitre ait sanctionné à notre désavantage le contact de Bernardez sur Arbitman puis celui de Juhasz sur Ljubijankic. C’est la preuve que nous ne composons pas encore une grande équipe…”

L’entraîneur de La Gantoise ne se lamente pas, toutefois :

“Tout le monde se sent heureux pour le moment à Gand : les supporters, la Direction, le staff et les joueurs. Nous allons tout faire pour prolonger cet état de motivation implicite. Je veux bien en prendre le pari dès maintenant : nous serons compétitifs dans les grands matches au second tour !”

Francky Dury a tiré les leçons du zéro pointé contre les grands  : “En possession de balle, nous nous créons des occasions. En perte de balle, nous ne fermons pas assez le jeu. Nous abandonnons encore trop d’espace entre les lignes.”

Adepte d’une rotation intelligente, l’entraîneur gantois s’agace quand on évoque la richesse en profondeur de son effectif : “Certains prétendent que si nous jouons bien, c’est parce que nous pouvons piocher dans un grand noyau. Qu’est-ce qui empêche les grands clubs, dont le budget est le triple du nôtre, de construire ce large effectif ?”

Francky Dury calcule : “On a joué 26 matches officiels. Dans les prochains 40 jours, nous en disputerons encore 15. A la fin du mois prochain, nous en aurons négocié 36. La rotation que nous avons instituée est dûment réfléchie.”

En attendant, l’entraîneur gantois se méfie de la venue de Westerlo : “Cette équipe est régulière, stable derrière et truffée de possibilités en attaque”, conclut notre interlocuteur.



© La Dernière Heure 2010