Anderlecht

Son brassard était trop grand, mais son explosion de joie était énorme : “On pensait qu’on était morts”

GENK Pour la première fois depuis qu’il est à Anderlecht, Boussoufa portait le brassard de capitaine. Tiens, est-ce que Juhasz ne portait pas le brassard à l’US Centre ? Juhasz : “Si, mais pas de problème. La hiérarchie est claire. 1 : Deschacht. 2. Biglia. 3. Boussoufa. 4. Juhasz. Et 5. Proto.”

Mbark, était-ce la première fois que vous portiez le brassard ?

“Non, je l’ai déjà porté à Chelsea, en équipe B. Et à l’Ajax, en équipes de jeunes. Cela m’a donné encore plus de responsabilités. C’était spécial, mais je ne me suis pas comporté différemment.”

Vous aviez de la peine à le garder autour du bras.

“Je n’ai pas des biceps comme certains autres. (Rires)”

Que se passe-t-il sur le 1-0 ?

“Je crois qu’on m’a poussé dans le dos au moment où je voulais conclure. Heureusement, le poteau a repoussé le ballon dans les pieds de Sacha. Je n’ai même pas vu le ballon rentrer dans le but.”

Et sur le 1-1 ?

“Je m’attendais à une passe de Kouyaté dans mes pieds, mais il a bombardé le cuir à côté de moi. J’ai essayé de le contrôler, mais en vain. On lui a tous remonté le moral pendant la mi-temps, et il a joué une excellente seconde période.”

L’explosion de joie de toute l’équipe était énorme.

“On a connu tellement de déboires ces derniers temps, qu’il nous fallait une victoire pareille. Au regard du nombre d’absences et de points d’interrogation qui pesaient sur notre groupe ce soir, notre mérite est d’autant plus grand. Tout le monde ne prétendait-il pas que nous étions morts ? On était déjà éliminés pour le titre. Mais je dois être honnête : Genk méritait plus sur base de sa seconde mi-temps.”



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