Anderlecht

Le transfuge argentin pourrait plonger dans le grand bain plus rapidement que prévu

Envoyé spécial en Autriche Vincent Lothaire

SAALFELDEN Avec la blessure de Romelu Lukaku, Pablo Chavarria (22 ans) pourrait recevoir sa chance plus rapidement que prévu… comme Matias Suarez, son ancien équipier, il y a deux ans contre BATE Borisov.

Pablo, comment s’est passée jusqu’ici votre adaptation ?

“Je me sens bien. Mon adaptation dans le groupe s’est même déroulée plus rapidement que sur le terrain. Matias et Lucas (Biglia) l’ont évidemment facilitée.”

Et sur le terrain ?

“C’est plus délicat de trouver des automatismes. Mais je commence à mieux comprendre le jeu de mes équipiers, à mieux cerner le jeu d’un joueur comme Boussoufa. C’est important pour un attaquant.”

Quelles sont les grandes différences avec le football argentin ?

“Le football est plus individualiste en Argentine. On tolère qu’un joueur progresse balle au pied. Ici, on doit évoluer sur des espaces plus réduits et on veut arriver par passes précises vers le but.”

L’entraîneur vous parle beaucoup ?

“Oui, après un match, il me dit ce que je dois améliorer.”

Comme… ?

“En Argentine, j’avais l’habitude d’aller presser haut. Ici, il me demande de presser davantage avec mes équipiers, en bloc.”

Pourquoi avoir choisi Anderlecht alors que Toulouse, l’Atlético Madrid et l’América de Mexico étaient intéressés ?

“Parce qu’il y avait déjà Matias. Parce qu’Anderlecht, est un club reconnu sur le plan européen. Et parce que c’est le meilleur club en Belgique. C’est toujours plus agréable de jouer dans la meilleure équipe d’un championnat.”

Vos stats en Argentine ne sont pas celles d’un buteur.

“À Belgrano, j’ai le plus souvent évolué sur les flancs, à gauche ou à droite. Mais je préfère jouer en pointe ou en soutien. Je suis un attaquant toujours à l’affût d’un deuxième ballon, quitte à tenter ma chance d’un peu plus loin. Je n’ai pas le même jeu que Matias, car j’aime terminer peut-être davantage les actions. Ne me comparez pas non plus à un Nicola Frutos, qui était davantage un renard des surfaces. Il avait également un autre statut que moi. À moi de le gagner.”

Il y a deux ans, Matias Suarez avait dû passer par une année de transition. Craignez-vous que cela soit encore le cas pour vous aussi ?

“J’espère être d’abord le plus souvent dans les 18 et même dans le onze. Mais je n’ai pas l’intention de me reposer cette première année. Je veux démontrer directement ce que je vaux.”



© La Dernière Heure 2010