Anderlecht Devroe confirme ses grosses offres pour les défenseurs Sanneh et Gouano : "Les clubs ne veulent pas vendre. Mais j’en aurai un…"

Anderlecht n’a pas terminé son mercato. Quand on en parle à Luc Devroe, il regarde sa montre. "Encore sept jours et dix heures jusqu’au 31 août" , sourit-il.

Tout au long de notre heure d’interview, son téléphone sonne, vibre et/ou clignote 14 fois. "Je reçois presque 100 messages par jour d’agents qui me proposent des joueurs", dit Devroe. "Il y en a qui me présentent un gardien ou un arrière droit. Alors qu’il ne nous faut pas de renfort à ces postes. Ils devraient quand même le savoir ? Quand ils ont de la malchance, je leur réponds : ‘Vous venez de Mars ?’"

Morioka est un autre exemple. "On n’a jamais dit qu’il devait partir. Mais via un manager turc qui a un bar de pizzas à Bruxelles, j’ai quand même reçu une offre de 50.000 euros de Bursaspor pour une location. Cela me fait rire."

Najar ne partira pas non plus. "Il doit d’abord jouer. Il a joué trois matches en combien de mois ? Croyez-vous que les clubs font la file pour lui ? Le but est qu’il soit fit."

Le dossier du défenseur central est compliqué. "Ce n’est pas seulement difficile pour nous d’en trouver un. Mais on trouvera bien. Si l’on a offert 6 millions pour Gouano d’Amiens et 6 millions pour Sanneh de Midjylland ? Ce sont des sommes gigantesques pour des défenseurs. Je ne crois pas que d’autres clubs font des offres comme nous. Quand leurs clubs ne veulent pas vendre, on ne peut pas les obliger. On a fait une offre pour les deux joueurs. Vendredi prochain, on saura si l’on en aura un. Ou aucun des deux."

Et un nouvel attaquant ? "Ce n’est absolument pas la priorité. S’il ne faut pas de remplaçant pour Teo ? Teo n’a pas été une seule fois sur la feuille de match en ce début de saison. Si l’un de nos deux attaquants se blesse, on a deux autres possibilités. Et on peut changer de système. Si une opportunité se présente, on ne sait jamais. Mais on ne paiera pas 5 ou 6 millions pour un attaquant."

Et quid de Kara et d’Obradovic ? Kara serait en négociations avec Nantes. "Nantes ? Possible. Il y a eu Reims, aussi (en cachant un petit sourire). Ce vendredi, il était malade… Pour Obradovic, il n’y a rien."

Et les jeunes ? "Ce n’est toujours pas le but de les prêter. On préfère qu’ils s’entraînent ici. Et on va essayer d’organiser plusieurs matches pour eux, comme contre OHL, cette semaine."