Anderlecht Anderlecht a joué un football dominant et positif pour la première de l’Argentin.

Nicolas Frutos avait sorti le costume. Ses joueurs avaient juste enfilé le blazer. Le coach argentin a fait ce que souhaitaient les supporters. Il a amené du football positif à une équipe qui n’avait pas été aussi agréable à voir jouer depuis longtemps.

Avec son 3-4-3 ultra-offensif, Frutos ne pouvait que faire des heureux. Dans ce système, il est parvenu à contenter tout le monde ou presque. Particulièrement Henry Onyekuru, complètement libre dans le dos d’Hamdi Harbaoui, et Sven Kums, qui a rejoué comme il en avait l’habitude à La Gantoise.

Le résultat n’a pas tardé à sauter aux yeux. Les Mauves ont osé s’installer dans la moitié de terrain de Westerlo. Comme si l’Argentin leur avait demandé de se libérer, ils ont retrouvé des gestes et des combinaisons qu’ils semblaient avoir oubliés.

L’entrejeu a touché beaucoup de ballons et le flanc droit Chipciu-Bruno n’a pas arrêté de dédoubler. Le mur formé par Westerlo (qui jouait à cinq voire plus derrière) a bien rendu les coups et laissé peu d’espace.

Peu importe. Anderlecht a continué de pousser, sans se démotiver. Si une manière ne fonctionnait pas, l’équipe tentait de passer via un autre moyen.

Le jeu prôné par l’Argentin possède toutefois ses failles. Le duo Dendoncker-Kums a parfois eu tendance à dézoner au même moment, laissant un gouffre dans l’axe du jeu. Il y avait également de l’espace derrière les wing-backs. Sans conteste une question de manque d’habitude.

Frutos aura eu le cran de jouer le tout à l’attaque face à une petite équipe.

L’efficacité a également fait défaut. Avec une telle maîtrise du ballon, les Mauves auraient pu (dû ?) être plus tranchants. Il a fallu une erreur de la défense et le flair de la paire Onyekuru-Harbaoui pour secouer les filets.

Un but célébré en tribune par des "Frutos". Une allusion claire aux chants anti-Weiler lancés samedi à Courtrai.

L’opération séduction de Nicolas Frutos a plutôt bien commencé. S’il s’est parfois énervé (logique pour un passionné comme lui), il a fait preuve d’autant de classe dans son box que de culot sur la pelouse.

Il avait avancé ne pas "casser tout ce qu’a fait" Weiler. Il a déjà bien bouleversé l’équipe et fait revivre certains joueurs. Au plus grand bonheur de certains.