Anderlecht

L’UEFA va-t-elle maintenir Bruxelles comme l’une des 13 villes hôtes de l’Euro 2020 ? La réponse tombe aujourd’hui, et les prévisions ne sont pas très bonnes. Un njet serait un coup très dur pour Paul Gheysens, patron de Ghelamco. Mais dans ce cas-là, sa volonté resterait de construire l’Eurostadium. L’homme d’affaires est même prêt à durcir son jeu pour que son projet voie le jour.

Paul Gheysens a surtout besoin d’un club pour jouer dans son stade, et ce club devait être Anderlecht. Si le RSCA refuse, Gheysens menace - selon nos sources - de réclamer entre 30 et 70 millions de dommages et intérêts au Sporting. Gheysens se servirait de l’accord de principe signé par toutes les parties - dont Anderlecht - en 2015. Selon lui, le Sporting s’était engagé à collaborer de façon constructive au projet. Il estime que le club a rompu l’accord. Hier soir, Ghelamco a nuancé ces sommes astronomiques. "Cette demande d’indemnité n’est pas à l’ordre du jour pour le moment", dit Philippe Neyt, président du conseil de la famille. "Ces montants sont basés sur rien et servent à salir notre image auprès d’Anderlecht et ses actionnaires."

Vu qu’il s’agit d’un dossier délicat, Anderlecht n’a jamais fait de déclarations officielles concernant l’Eurostadium. Mais il est clair que le projet actuel ne ressemble en rien au stade comme il avait été présenté initialement : il y a beaucoup plus de bureaux et les tribunes sont très loin des buts. Ce n’est pas de ce genre de stade dont Anderlecht rêvait. Si Gheysens va au clash, un tribunal risque de devoir trancher s’il aura droit à son paquet de millions.

La solution, selon Gheysens, est qu’il devienne lui-même le nouveau propriétaire du RSCA. Dans ce cas-là, Anderlecht déménagerait d’office vers le Parking C. Mais le Sporting n’aime pas se faire mettre sous pression. L’offre de Gheysens a dès lors peu de chances d’être acceptée par Anderlecht.