Anderlecht Face à Ostende, Hein Vanhaezebrouck espère revoir les bonnes choses montrées à Courtrai.

Le match face à Ostende est spécial pour plusieurs personnes dans le club. Pas pour Hein Vanhaezbrouck. Tout ce qui intéresse le coach, c’est que son équipe poursuive sur la lancée du 4-1 face à Courtrai.

Qu’avez-vous retenu de positif de votre match d’ouverture ?

"Notre présence et notre efficacité offensive sont nettement meilleures que la saison passée. Je suis très content. On concrétise plus facilement. Défensivement, on a bien joué. L’adversaire a reçu très peu d’opportunités, nous n’avons pas donné beaucoup d’occasions. Mais ça aurait été bien de garder le zéro."

On ne peut pas se plaindre quand on en passe quatre…

"Marquer un but de plus que l’adversaire est le plus important. Mais je sais qu’un gardien ou un défenseur aime garder ses buts inviolés. Puis, garder le zéro est souvent synonyme de victoire. Si tu encaisses à chaque fois, il faudra être diablement efficace pour toujours mettre au moins deux buts. Notre objectif numéro un n’est pas de garder le zéro mais de montrer du jeu offensif au public. On risque donc de donner des espaces à l’adversaire. C’est le jeu."

Vous attendiez-vous à ce que ça fonctionne si bien entre Santini et Dimata ?

"Je ne connaissais pas bien Dimata. Durant la conversation que j’ai eue avec lui, j’ai eu un bon sentiment. Pour Santini, j’étais convaincu qu’il savait jouer avec n’importe qui. Il est aimable et s’entend avec tout le monde."

Jouer avec deux attaquants change-t-il quelque chose ?

"Sur le papier et dans les albums Panini, Dimata et Santini sont des attaquants et Gerkens un médian. Mais tout dépend du rôle qu’on donne à chacun."

D’autres joueurs ont montré de belles dispositions…

"Makarenko m’a rapidement convaincu de ses qualités. On a fait beaucoup de bons choix dans les transferts. Ce ne sont peut-être pas de grands noms mais ils amènent un équilibre. Et de la concurrence. C’est ça qu’il me fallait. L’an passé, certains joueurs en place n’étaient pas obligés de tout donner car ils savaient qu’il n’y avait pas de remplaçants capables de les bousculer."


"Verheyen était un modèle pour 90 % des consultants"

Pour Hein Vanhaezebrouck, la vraie question n’était pas de savoir si mais quand Gert Verheyeven allait enfiler le costume d’entraîneur principal d’un club.

"Il a beaucoup prouvé comme consultant et a laissé une bonne image en tant que coach des U19 . Il y avait assez d’intérêt pour son profil. Tout dépendait de lui et il a décidé de se lancer dans ce défi. Tant mieux pour l’image des coaches belges."

Comme consultant, Verheyen était devenu une valeur sûre des télévisions néerlandophones.

"Je n’ai jamais été étonné par une de ses analyses. J’étais positivement surpris par son niveau. Il n’a jamais donné d’éléments totalement à côté de la plaque. Il est toujours resté calme et mesuré dans ses propos. Il analysait vraiment ce qu’il voyait en n’attaquant pas ses confrères ou les acteurs du monde du football. C’est un modèle pour 90 % des consultants. Il y en a trop peu comme Gert. Il n’était peut-être pas le numéro 1 pour moi mais faisait certainement partie du Top 3 . C’est bien qu’il soit devenu le coach d’Ostende."