Anderlecht

Il manque quatre millions sur trois ans au Sporting, mais tout reste possible

ANDERLECHT Anderlecht n’a donc pas pu annoncer le transfert de Milan Jovanovic à sa présentation officielle de la saison 2011-2012. Le Serbe a augmenté ses exigences financières et est rentré en Serbie, déçu par la proposition du Sporting. Il demande la bagatelle de 1,2 million… net par an, sur une durée de trois ans. Brut, cela fait presque neuf millions en trois ans ! Pour le moment, Anderlecht est prêt à lui en offrir cinq. Soit une différence, colossale, de quatre millions.

“Nous voulons Jovanovic et nous sommes sur la même longueur d’ondes sur le plan sportif , explique Herman Van Holsbeeck. Le souci, c’est que le fossé financier est énorme. Je peux comprendre le garçon : il essaie de monnayer le dernier gros contrat de sa carrière. Mais on a un salaire plafond et il est impossible de le dépasser. Nous voulons faire la Une des pages sportives, et pas des pages financières, parce que nous serions au bord de la faillite. On ne peut pas faire de folie qui mettrait en péril l’avenir du club. Jovanovic le sait.”

Comme souvent dans ce genre de négociations, tout reste possible. Car le Serbe veut absolument venir à Anderlecht, qui constitue son premier choix sportif.

Le Sporting songe désormais à une construction plus complexe : Liverpool paierait un pourcentage du salaire de son joueur. Quel intérêt y trouveraient les Reds ? “Leur avantage, serait de ne pas devoir payer l’entièreté de son salaire. Car pour l’instant, il est sous contrat là-bas et il doit retourner s’y entraîner.”

Mais Liverpool – où il a le 3e meilleur salaire du club – préférerait se débarrasser définitivement du joueur. Et si Jova trouve un accord avec un autre club, il ne viendra pas au Sporting.

Herman Van Holsbeeck devra donc se montrer très habile négociateur s’il veut conclure l’arrivée du Serbe.

“Faire un transfert, c’est comme jouer au poker. Parfois on sent qu’on va gagner, parfois qu’on va perdre. Ici, les choses sont claires.” On va voir si Herman Van Holsbeeck est un bon joueur de poker. Le nombre de jetons à sa disposition est limité. Il faudra donc forcément un peu de bluff pour gagner la partie…



© La Dernière Heure 2011