Anderlecht Herman Van Holsbeeck passe à la contre-attaque : la guerre froide continue !

Anderlecht est en mode festif, suite aux "200 ans" du couple Roger et Kiki Vanden Stock. "Mais il y a quand même une chose qui m’embête énormément", tempère Herman Van Holsbeeck à la réception en l’honneur du président et de son épouse. "C’est l’affaire Svilar."

Pour rappel : Svilar veut partir parce que René Weiler ne le considère pas comme son numéro 1 ni numéro 2. Anderlecht demande 5 millions pour effrayer les clubs intéressés. Et comme nous l’annoncions hier, Mile ne vient plus s’entraîner, faisant parvenir un certificat médical au club et veut casser unilatéralement son contrat.

"C’est correct", dit Van Holsbeeck. "Il veut faire appel à la loi de 78. Mais dans ce cas, il n’y aurait que des perdants : sa famille, lui et le club. Mais Anderlecht n’arrêtera pas d’exister s’il applique la loi de 78 et casse son contrat."

Anderlecht est également passé à l’action. "Nous avons levé l’option dans son contrat, qui le lie désormais à Anderlecht jusqu’en 2019. Et nous avons reçu confirmation de la Fédération que l’option est bel et bien levée. Nous sommes dans une position de force, mais nous ne voulons pas casser la carrière du gamin."

Bref : une solution à l’amiable n’est pas pour demain. Le bras de fer se poursuit. Van Holsbeeck : "Dans des dossiers pareils, j’essaie de me comporter comme Roger Vanden Stock : je fais tout pour régler ce bazar en paix. Mais il faut être deux pour trouver une solution. Quand je vois que la mentalité de la partie adverse n’est pas comme la mienne, je tourne le bouton. Et là, je peux être très, très méchant."

Van Holsbeeck n’abandonne pas encore. "Il me reste trois semaines, il faut que je trouve une solution. On va négocier jusqu’au moment où l’élastique est sur le point de casser. Ma porte est ouverte, mais le clan Svilar ne veut même plus m’écouter. On communique via les avocats. C’est triste. Et dire qu’on a tellement fait pour ce garçon depuis ses 12 ans."

Le manager d’Anderlecht avoue qu’il a fait une petite erreur. "Je leur avais dit que j’allais essayer que Mile soit numéro 1 dans la saison 2017-2018. Mais tout le monde dans le staff de Weiler dit qu’il n’est pas prêt et qu’il ferait mieux d’être prêté. Mais les Svilar ne veulent pas. Il n’y a pas mille solutions."

Van Holsbeeck a connu la même chose avec Biglia et Suarez. "Vous avez vu comment Biglia a forcé son transfert de la Lazio à Milan ? De la même façon : en n’allant pas au stage. Ces gens suivent le même scénario. Ce certificat médical… On n’est pas né d’hier !"


Un nouveau gardien pour libérer Roef ?

La victime de la saga-Svilar est Davy Roef. Tant qu’il n’y a pas de solution, il ne peut pas partir. Surtout vu que Boeckx n’est pas encore match fit. "Il nous faut trois gardiens", résume Van Holsbeeck. "Je comprends que Davy veut jouer, mais on ne peut pas le lâcher maintenant. Je sais aussi que plus on attend, plus les places libres dans les autres clubs se remplissent. Je vais peut-être faire venir un autre 3e gardien. Quelqu’un comme Ruben, qui ne fait pas de son nez quand il ne joue pas. La bonne mentalité de notre banc de réservistes était une des forces qui nous a menés au titre la saison passée."