Anderlecht

Mais Anderlecht n’est pas inquiet : le club est sain et sa masse salariale a baissé

Le dernier bilan comptable du Sporting Anderlecht, déposé au début du mois, est connu. Les chiffres sont négatifs : le club bruxellois a enregistré un peu plus de deux millions d’euros de perte sur l’année 2010.

Ces pertes sont moins importantes qu’en 2008 (3,8 millions) et qu’en 2009 (5,5 millions). Mais en trois ans, le Sporting a tout de même enregistré plus de 11 millions de déficit. Comment l’expliquer ? Par le manque à gagner de la non-participation à la Ligue des Champions depuis quatre ans. Pendant cette période, le Sporting n’a pas non plus vendu de joueurs au prix fort…

En 2010, le RSCA avait empoché plus de trois millions pour Van Damme, mais c’était bien peu de choses par rapport au pactole que le Sporting aurait empoché sans le couac du Partizan.

Anderlecht n’est toutefois pas du tout inquiet. “Le club est sain” , assure Roger Vanden Stock. “Sinon, nous n’aurions pas pu faire tous ces transferts.”

Herman Van Holsbeeck met quant à lui les points sur les i : “C’est vrai, il y a eu une perte de deux millions sur le dernier exercice comptable. Mais nos finances ne sont pas si mauvaises que certains ne le disent. N’oublions pas que nous venons de vendre Lukaku. Le problème est toujours le même : trouver l’équilibre entre le sportif et le financier. Nous avons aussi investi dans des joueurs. Le but n’est pas d’avoir le plus grand compte en banque ! Sinon on vendrait Biglia, qui intéresse des clubs, et Suarez ! Ces deux joueurs valent beaucoup d’argent mais on veut les garder car nous avons des ambitions.”

Avec la vente de Polak, Boussoufa et surtout de Lukaku, le Sporting vient de s’offrir une belle bouffée d’air frais sur le plan financier.

Anderlecht dépense par ailleurs moins d’argent pour payer ses joueurs : sa masse salariale est passée de 19,5 millions en 2009 à 16,8 millions en 2010. En 2011, les Mauves ne devront plus payer les salaires de Boussoufa et Lukaku, mais Jovanovic et Mbokani ne sont évidemment pas venus pour des cacahuètes.



© La Dernière Heure 2011