Anderlecht

Zulte W. - Anderlecht: Lucas Biglia raconte son parcours, de sa jeunesse en Argentine à la consécration ici…


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Programme de la huitième journée des Playoffs 1


ANDERLECHT “S’il vous plaît, ne nous enlevez pas notre Lucas.”

La chanson résonne, souvent, dans les tribunes du stade Constant Vanden Stock. Car les supporters mauves savent que l’Argentin a retrouvé son meilleur niveau. Ils savent, aussi, qu’il risque d’attirer le regard des recruteurs étrangers.

En attendant d’être fixé sur son avenir, celui que ses équipiers appellent Lucky profite de de sa fin de saison, sans pavaner. Car publiquement, il est toujours resté assez effacé. Mais qui est vraiment Lucas Biglia ?

Nous avons rencontré le médian de 24 ans pour un long entretien durant lequel il est sorti de sa timidité habituelle. Il nous raconte pourquoi il a ressenti tant d’émotions au moment de fêter le titre. Il nous raconte aussi son parcours, de ses débuts à la consécration au RSCA. L’occasion de mieux comprendre ce qui a forgé la personnalité de Lucas Biglia, l’un des chouchous du public anderlechtois.

Lucas, peut-on dire qu’El Principito (le petit prince) est devenu El Principe (le prince) ?

“Je suis heureux d’être champion, mais je n’irai pas jusque-là !”

D’où vient ce surnom de Principito ?

“D’ici. En Argentine, ce sont les joueurs les plus importants qui reçoivent un surnom. Je vois donc ça comme une très belle reconnaissance. Merci aux supporters…”

Vous êtes très populaire à leurs yeux…

“C’est vrai et c’est très plaisant. Après la fête du titre, quand je suis rentré à la maison, j’avais un drapeau argentin qui pendait devant ma porte, où étaient écrites toutes les paroles de la chanson à mon nom. Je l’ai gardé précieusement et je le prendrai avec moi en Argentine. Maintenant, je connais les paroles par cœur...”

Que gardez-vous comme souvenir de la soirée du titre ?

“Les festivités au stade, c’était inoubliable. Après, je ne suis pas allé au Carré. Je ne suis pas très démonstratif et les discothèques, ce n’est vraiment pas mon truc. En plus, je suis père, j’ai d’autres responsabilités et je n’avais personne à qui laisser ma fille. Je préférais fêter ça en famille. Car ma fiancée et ma fille sont les deux personnes qui m’ont permis de sortir du gouffre dans lequel je me trouvais suite au décès de mon père.”

Ce titre, était-ce le plus beau moment de votre carrière ?

“Oui, et également le plus poignant. J’ai versé des larmes car beaucoup de choses me sont revenues en tête. Je me suis en partie déchargé de ce que j’avais sur le cœur.”

Le sacre a-t-il eu des échos dans votre pays natal ?

“En Argentine, le championnat belge n’est pas très connu. Je ne sais même pas s’ils savent qu’Anderlecht est champion ! Mais j’ai reçu pas mal d’appels de journalistes et j’ai aussi reçu les félicitations du père de Messi. Leo, lui, avait d’autres choses à faire ces derniers temps avec la Ligue des Champions...”



© La Dernière Heure 2010