Anderlecht Le club de la capitale a fait savoir qu'il n'était pas dans l'intérêt du club de participer au projet actuel avec Ghelamco.

L'entrepreneur Ghelamco entend poursuivre le projet de stade national malgré la désapprobation affichée par le club d'Anderlecht. "Nous avons reçu une mission et nous allons tout faire pour la mener à bien", a indiqué vendredi la société. Elle estime que la prise de distance du RSCA ne signifie pas pour autant que le club quitte définitivement le projet. Le conseil d'administration du RSC Anderlecht a fait part de ses "objections sérieuses" quant au projet de Stade national et indiqué qu'il n'était pas "dans l'intérêt du club de participer au présent projet, avec Ghelamco Invest NV", annonçait le Sporting d'Anderlecht vendredi dans un communiqué.

Selon Ghelamco, cela ne signifie toutefois pas que le projet est définitivement enterré pour Anderlecht. "Nous ne lisons pas dans la lettre reçue du RSCA que ce dernier sort du projet", a réagi la société dans un communiqué. "Et cela ne pourrait de toute façon pas se faire ainsi étant donné les documents déposés par le club au cours de l'adjudication publique (...) et surtout la signature de l'accord préliminaire."

Le projet n'est donc certainement pas terminé pour Ghelamco. "Nous nous sommes toujours présentés comme un partenaire loyal, et nous allons poursuivre dans cette voie. Ghelamco respecte ses engagements. Nous nous attendons à ce que nos partenaires fassent de même."

"A vrai dire, nous ne comprenons pas la position du RSCA", conclut Ghelamco qui dit être prêt à éclairer l'ensemble du conseil d'administration du club sur les détails du projet.


G. Vanhengel et R. Vervoort invitent le "futur propriétaire et le locataire" à s'entendre

Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, et le ministre bruxellois des Finances Guy Vnahengel (Open Vld) ont invité Anderlecht et le promoteur du projet de stade national sur le parking C à poursuivre leurs discussions au sujet de celui-ci.

Pour MM. Vervoort et Vanhengel, "cette question doit être tranchée entre le futur propriétaire du stade et son locataire. Les deux doivent parvenir à une solution".

Selon les deux chefs de file du gouvernement bruxellois, "la Région confirme qu'elle veut que ce stade soit réalisé. Toutes les procédures doivent être poursuivies pour réussir cet objectif", ont-ils souligné, sans autre commentaire.


La N-VA maintient son plaidoyer pour l'abandon du projet sur le parking C

Le chef de file de la N-VA au parlement bruxellois et au conseil communal de la Ville de Bruxelles, Johan Van den Driessche a estimé vendredi qu'avec ce qu'il considère comme un retrait du RSC Anderlecht du projet de stade national et de celui, selon lui, déjà acquis de l'Union Belge de Football, les deux principales raisons de construire la nouvelle enceinte ont disparu.

A ses yeux, le moment est venu de repartir de zéro, et de réfléchir à ce qu'on veut faire du Parking C. "En outre, les pionniers politiques de l'Eurostadium doivent montrer le courage de s'atteler de toute urgence au plan B, c'est-à-dire la rénovation du Stade Roi Baudouin en un temple du sport moderne et contemporain", a-t-il commenté vendredi en fin de journée.

"Vu le niveau de l'investissement pour le contribuable - environ 400 millions d'euros, j'ai du mal à m'imaginer qu'il y ait une grande motivation pour essayer de terminer le stade dans les temps pour quatre matches du Championnat d'Europe 2020. Le spectre de l'infrastructure olympique vide pointe à l'horizon", a-t-il ajouté.

"J'espère que les pionniers du projet comme Alain Courtois (MR) et Guy Vanhengel (Open VLD) auront le courage de s'atteler de toute urgence au plan B, c'est-à-dire la rénovation du Stade Roi Baudouin en un temple du sport moderne et contemporain", a une nouvelle fois dit l'élu N-VA.

Pour lui, une rénovation est bien moins complexe et moins coûteuse pour le contribuable que la construction de l'Eurostadium.

Depuis plusieurs mois, l'élu N-VA et le ministre bruxelloise des Finances s'affrontent au sujet de l'hypothèse d'une rénovation du Stade Roi Baudouin. Selon le ministre libéral flamand, une telle option n'est réaliste, ni techniquement, ni financièrement, le secteur privé n'étant pas prêt à investir dans une telle opération qui nécessiterait une démolition et une reconstruction complète. Le ministre a demandé à plusieurs reprises à l'élu N-VA de démontrer le contraire.