Anderlecht Les Bruxellois veulent encore croire au titre et à l’immense manne financière qui va avec.

Raymond Poulidor est-il supporter d’Anderlecht ? Après avoir fini finaliste malheureux et donc deuxième en Coupe de Belgique et deuxième meilleur club belge en Europe, chaque fois derrière Bruges, le Sporting chasse d’autres Flandriens, ceux de Gand, à deux journées de la fin de la compétition pour éviter une nouvelle médaille d’argent.

C’est justement l’argent qui, avec le prestige, sera la motivation principale des Bruxellois. Entre un titre de champion et un titre de dauphin, il y a un océan de différence pour un club belge.

Il y a d’abord évidemment la manne de la Ligue des Champions assurée pour le champion et semée de quasi insurmontables embûches pour le deuxième. Avec les nouveaux barèmes, cela assure, dorénavant, à peu près, au moins 18 millions, soit près de la moitié du budget annuel pour une formation comme Anderlecht (40 millions). En passant par les barrages de la C1, le deuxième de notre Pro League peut tout de même toucher entre 2,4 (en cas de qualification pour les poules) et 3 millions (en cas d’élimination et de passage en Ligue Europa).

Une deuxième place (ou une troisième en cas de sprint final totalement manqué) aurait également d’autres conséquences sur les finances mauves. Le sponsor Bwin, l’un des plus gros donateurs avec BNP Paribas Fortis, doit verser 500.000€ supplémentaires si Anderlecht remportait son 34e titre cette saison.

Louper le titre fait cependant parfois aussi gagner de l’argent. Ou en tout cas cela en fait dépenser moins. Si le Sporting ne parvient pas à dépasser Gand d’ici à dimanche, il ne devra, par exemple, pas verser un bonus de 200.000€ à Zulte Waregem dans le cadre du transfert d’Ibrahima Conté.

Autre économie : les joueurs ne toucheront pas de prime de champion. Quand on sait qu’elle s’élevait à 100.000€ par joueur la saison passée, cela représente près de trois millions à distribuer en moins.

Une maigre consolation cependant à côté des énormes primes versées par l’Uefa en Ligue des Champions. Pour vraiment compenser le manque à gagner, Herman Van Holsbeeck serait obligé d’accepter plus facilement de se séparer de l’une de ses têtes de gondole durant le marché estival…