Anderlecht Roger Vanden Stock en a marre des critiques concernant son entraîneur.

Au moment du tirage au sort des poules de la Ligue des Champions et de la parution du calendrier, tout le monde imaginait qu’Anderlecht débuterait sa campagne par une correction à Munich. Au final, ce 3-0 en jouant à 10 pendant 80 minutes et avec quelques belles occasions ressemble presque à une prestation réussie.

Tout cela passe pourtant au second plan, bien loin derrière le débat Kums-Weiler. Un débat qui divise les observateurs et les supporters du Sporting. Aujourd’hui, il y a les pro-Weiler et les pro-Kums. En lisant les commentaires laissés au bas des articles concernés et en parcourant le fil info des réseaux sociaux, on comprend vite que l’ancien médian de Gand a beaucoup plus de soutien que l’entraîneur suisse.

Le début de la fin pour Weiler ? "Non", clame Roger Vanden Stock. Lundi soir, dans un restaurant en plein centre de Munich privatisé par Anderlecht pour le dîner de presse et des sponsors, le Président s’était levé juste avant le dessert pour un discours, comme le veut la tradition. Après quelques politesses d’usage, le ton monte : "Je suis énervé par le traitement de notre entraîneur dans la presse ces dernières semaines. Je regarde tous les entraînements et je vois qu’il fait du bon boulot avec son staff. Nous avons un bon entraîneur et nous le soutenons à 100 %."

La défaite et l’étonnante composition au Bayern le lendemain n’aura rien changé au discours de Roger Vanden Stock. Cela fait des mois qu’il est, avec Herman Van Holsbeeck, le plus grand supporter de René Weiler au sein du club. Il nous l’avait encore confié lorsqu’on l’avait rencontré fin août à Monaco, juste avant le tirage au sort de la Ligue des Champions. "C’est un entraîneur de grand talent et nous sommes heureux de l’avoir. Est-il le meilleur entraîneur de mon mandat de président ? Oui, même s’il faut toujours du recul et du temps pour juger. Il a réalisé quelque chose de très fort la saison dernière. Je pense que Weiler est le premier coach qu’on pourrait venir nous piquer depuis longtemps."

La détérioration des relations entre le Suisse et Sven Kums, plus gros transfert de l’été à Anderlecht (et deuxième plus gros transfert de l’histoire derrière Stanciu), aurait pu être un premier clou sur le cercueil de Weiler mais la direction semble encore prête à soutenir son entraîneur dans tous ses choix, même les plus coûteux. "La plus grande qualité de notre coach, c’est son honnêteté", nous disait encore le Président à la fin du mois d’août. "Il est honnête vis-à-vis de tout le monde. Si un joueur est moins bon, il n’hésite pas à le mettre sur le banc, peu importe son palmarès et ce qu’il a coûté." À l’époque de cette interview, on était encore dans la dernière ligne droite du marché des transferts. Et Roger Vanden Stock avait déjà prévenu : "Le coach aura une autre attitude quand le mercato sera terminé. Il aura son groupe et il pourra le modeler à sa guise, sans tenir compte des états d’âme de l’un ou l’autre." Une phrase qui se révèle presque prophétique à présent.

Mardi soir, après le match, Weiler a publiquement critiqué Kums. Et le lendemain matin, c’est Kums qui s’est excusé publiquement pour son exclusion via les canaux officiels du RSCA. Comme si la direction avait choisi son camp. Et tant pis si la majorité des observateurs et des supporters se trouve plutôt dans l’autre.