Anderlecht L’échevin va faire quelques propositions pour renverser cette tendance bizarre.

Un des chevaux de bataille de Marc Coucke est de rendre Anderlecht plus bruxellois. "Ce thème me préoccupe. Je veux m’y intéresser et prendre des initiatives", avait déclaré le nouveau président d’Anderlecht à Studio 1 La Tribune, le mois passé.

Coucke a tenu parole. Il a pris rendez-vous avec Alain Courtois, député-premier échevin MR de la Ville de Bruxelles et ancien Directeur général du RSCA (en 2002). Courtois confirme l’entrevue. "Nous avons discuté de plusieurs choses, dont cette difficulté d’avoir des Bruxellois dans le stade. Coucke était très surpris par ce phénomène étonnant."

Actuellement, seulement 10 pour cent des abonnés sont bruxellois. "Ce n’est pas une nouvelle tendance", prétend Courtois. "Déjà quand j’étais à Anderlecht, c’était le cas. Et même avant, à la grande époque. Ce n’est pas normal qu’un club qui joue la Coupe d’Europe depuis plus de 50 ans ait si peu de Bruxellois parmi ses supporters."

Roger Vanden Stock et Herman Van Holsbeeck ont tenté de renverser la vapeur, notamment en organisant des séances d’autographes au Westland Shopping Center ou à d’autres endroits, et en organisant des entraînements dans des communes bruxelloises au nom de la Fondation Constant Vanden Stock. En vain.

Coucke veut aller plus loin. Courtois : "J’ai réuni mes équipes, et je les fais réfléchir à ce sujet. Elles ont déjà quelques bonnes idées. Mais on va d’abord les présenter à notre ami Marc Coucke avant de les dévoiler. Il est clair qu’il y a des choses à faire. Il faut faire parler d’Anderlecht dans les 19 communes."

Seul problème : le stade est souvent comble. "Si je suis bien informé, il y a 19.000 abonnés. Aux grands matches, il ne reste pas beaucoup de places. Il faudra voir quelle solution on peut trouver."

La majorité des abonnés est flamande. Ils sont pratiquement deux fois aussi nombreux que les francophones. Les Bruxellois sont donc largement minoritaires.

Les supporters du RWDM et de l’Union prétendent d’ailleurs qu’un vrai Bruxellois ne porte pas les couleurs d’Anderlecht…

Le Standard et le Club Bruges ont aussi des supporters qui viennent de toutes les régions du pays, mais le pourcentage de Liégeois à Sclessin et de Brugeois au stade Jan Breydel est bien plus élevé que le pourcentage de Bruxellois au stade Vanden Stock.