Anderlecht

Depuis cinq ans, le Sporting peine à trouver des renforts de premier choix. Le dernier mercato en est la preuve...


ANDERLECHT Si l’on devait dresser aujourd’hui le bilan des transferts estivaux du Sporting, il tiendrait en un mot : raté. Les quatre renforts ont très peu (voire pas) joué. Seul Kljestan a fait illusion dans les premiers matches. Cette campagne a eu une incidence sur le début de saison manqué : dans les moments difficiles, de vrais renforts auraient été les bienvenus.

Les dirigeants , et principalement Herman Van Holsbeeck, ont déjà été vivement critiqués pour ces transferts. Au point de se demander si faire signer des joueurs moyens n’est pas devenu une mauvaise habitude au Parc Astrid...

Pour en juger, nous avons classé les transferts des cinq dernières saisons en trois catégories : réussis, mitigés ou ratés. Nous n’avons pas tenu compte des gardiens (Schollen et Cordier ont été engagés comme doublures) et des joueurs arrivés en Espoirs. Les résultats sont éloquents : 12 des transferts mauves peuvent être considérés comme réussis, contre 14 échecs et cinq cas plus mitigés (des joueurs de qualité mais jamais titulaire sur la longueur).

Le tableau ci-contre montre également qu’en 2006-2007, Anderlecht avait réalisé une pêche exceptionnelle. Mais depuis lors, la majorité des transferts ne se sont pas imposés. Chaque dossier a ses fautifs : il s’agit parfois du scouting, parfois d’un dirigeant, parfois d’un autre...

En réalité, depuis 2007, Anderlecht avait déjà l’ossature de son équipe et a surtout fait venir des joueurs pour étoffer son noyau. Dès lors, le groupe actuel comporte une bonne quantité de joueurs “à véritable potentiel”, mais sans directe plus-value pour l’équipe.

Chavarria, Barrios, Kljestan et Lecjaks font, pour l’instant, partie du lot. Ils ne sont anderlechtois que depuis trois mois et nous leur laisserons le bénéfice du doute, mais ce ne sont pas eux qui sortiront le Sporting du marasme.

B. D.

© La Dernière Heure 2010