Anderlecht "Surréaliste, le but encaissé !"

Cela faisait un petit temps qu’on n’avait plus entendu Hein Vanhaezebrouck attaquer ses joueurs comme il l’a fait après la défaite à Gand. "Le 0 sur 6 contre Gand est mérité", analysait-il. "On pensait battre facilement Gand à l’aller, mais on s’est trompés. Et ici, contre un Gand pas sûr de lui, on n’a pas tiré une fois entre les poteaux."

Vanhaezebrouck était cynique en commentant la première mi-temps de son équipe. "Je crois qu’il y a quatre morts dans les tribunes derrière le but de Gand, des gens qui se sont pris un ballon dans le visage. Quand on joue contre une équipe qui doute, il faut des tueurs devant le but. Il faudra des renforts offensifs."

En seconde mi-temps, Vanhaezebrouck s’est encore plus énervé. "J’ai essayé de motiver mes joueurs à la mi-temps. En vain. À un certain moment, j’ai dit à mes adjoints que c’était comme en playoffs 2. Le premier quart d’heure de la seconde mi-temps faisait mal aux yeux."

Le but encaissé était le comble, selon Vanhaezebrouck. "Il illustre notre match. Gand perd le ballon, mais nous ne profitons pas d’une situation de deux contre un (Morioka et Teodorczyk). Cela dure tellement longtemps et c’est tellement mal fait… C’est inimaginable pour une équipe comme Anderlecht. On perd le ballon, on perd le sprint le long de la ligne (Sa contre Yaremchuk) et soudainement, tout le monde est seul devant le but. C’est surréaliste. Comme est-ce possible de gâcher une telle situation ? Il y avait encore six à sept joueurs derrière le ballon !"

En fin de match, Anderlecht n’a plus menacé Kalinic. "C’est Gand qui a eu les meilleures occasions. On a balancé des hauts ballons devant le but, mais il y avait un petit gardien (NdlR : Kalinic mesure 2,01 m...) qui cueillait tout. On n’a plus eu une seule occasion. Zéro."

Vanhaezebrouck a soi-disant défendu ses jeunes, mais ses déclarations ne doivent quand même pas leur faire plaisir. "J’ai dû en mettre un au coup d’envoi (Saelemaekers), un après dix minutes (Amuzu) et un après une heure (Dante). Des gars de 18 ans. J’ai énormément de respect pour eux. Mais Gand met Janga et Sylla au jeu. Ce sont des autres noms que Dante, Amuzu et Saelemaekers. Nous avons un très petit noyau. Je ne peux rien leur reprocher. Les autres auraient dû faire mieux que cela. Je ne suis pas fier de leur prestation."

Comment explique-t-il les belles victoires pendant ces playoffs, alors ? "Nous avons récupéré Trebel - également suspendu à domicile contre Gand - Najar et Markovic. Leur absence - ici à Gand - nous a fait mal. Je n’ai plus vu une équipe dominante, qui avait envie d’avoir le ballon. On a joué avec des longs ballons. Ce n’est pas le jeu que j’aime."

Sa conclusion : Anderlecht devra accepter la troisième place. "Ce n’est pas si mal que cela. En janvier, j’ai dit qu’on devait faire attention de ne pas louper la Coupe d’Europe. Mais la moindre blessure m’a obligé à faire appel aux jeunes. Ils nous ont aidés dans la phase classique. Mais il ne faut pas attendre de leur part qu’ils fassent la différence en playoffs."