Anderlecht Vanhaezebrouck se défend de mettre la pression sur les arbitres, mais a demandé à ses hommes d attirer l’attention de l’homme en noir.

"Bravo à mon collègue. Il a été élu meilleur coach de l’année passée. Deux jours avant le match, il met les arbitres sous pression via des déclarations. C’est une qualité. Chapeau à lui. Moi, j’ai toujours défendu les arbitres. Je suis un idiot. Je dois être plus malin."

Signé Ivan Leko juste après le houleux Topper de dimanche. Ainsi donc, Hein Vanhaezebrouck se servirait des conférences de presse pour se mettre l’arbitre dans la poche. Ou en tout cas pour mettre une forme de pression indirecte sur ses épaules.

Mardi en début d’après-midi, on était à nouveau à deux jours d’un match important, le Clasico de jeudi au Parc Astrid. On était donc curieux d’aller écouter le discours de Vanhaezebrouck.

On lui a directement demandé si, en effet, il avait réussi à mettre la pression sur Monsieur Visser, l’arbitre du Topper, par ses déclarations face aux journalistes. "Pas du tout", a-t-il répondu très calmement. "Ce jour-là, j’ai juste dit que je ne comprenais pas le choix du 4e arbitre, un gars qui n’a pas le droit de siffler en playoffs 1. Que ce serait-il passé s’il avait dû remplacer l’arbitre principal ? Pour moi, il faut mettre les meilleurs à tous les postes pendant les playoffs 1. Voilà tout."

Vanhaezebrouck a d’ailleurs profité de l’aubaine pour expliquer qu’Anderlecht n’avait pas été tant avantagé que ça à Bruges. "Je ne trouve pas que le VAR ait commis beaucoup d’erreurs. Peut-être sur cette phase entre Gerkens et Vanaken. Mais c’est quelque chose qu’on voit beaucoup dans ces playoffs : je suis touché, je tombe lourdement en réclamant. Chez nous, on ne voit pas ce genre de comportement. À part Teo , personne ne connaît ce truc à Anderlecht. Si tu es touché, il faut tomber et réclamer quelque chose. Il faut être plus malin."

Pour illustrer son propos, Vanhaezebrouck revient au match aller contre le Standard. "Juste avant la mi-temps, il y a un contact entre Carcela et Saief. C’était un penalty pour nous mais, même là, on n’a rien réclamé du tout. C’est quelque chose qui manque à notre groupe. Je ne veux pas recevoir un penalty ou un coup franc pour des fautes qui n’en sont pas mais quand tu es touché, il faut peut-être un peu exagérer pour attirer l’attention de l’arbitre."

Rendez-vous jeudi après le Clasico. Si les Anderlechtois ont obtenu une phase arrêtée décisive grâce à ça, on ira écouter attentivement la conférence de presse de Sa Pinto après la rencontre…