Anderlecht Encore une défaite, pas de football ni de mentalité : c’est la crise à Anderlecht.

Quatre sur douze, trois petits buts marqués contre cinq encaissés. Le bilan est à l’image du jeu proposé : indigne d’Anderlecht.

Les "ce n’est pas la crise" de Kara en prélude à la rencontre ne tiennent plus la route. Anderlecht a perdu son football et sa mentalité. Même les résultats ne suivent pas.

C’est la crise au RSCA. Les Mauves n’avaient plus connu un tel départ depuis le 2 sur 15 de 1998-99.

La défense craque

Le dernier bastion de René Weiler est tombé hier soir. La défense, irréprochable depuis des mois, s’est montrée sous son plus mauvais jour.

Jamais l’équipe de René Weiler n’avait encaissé trois buts à la maison dans un match de Pro League. Et certainement pas depuis la formation du duo Kara-Spajic.

"Ça ne joue pas bien, balance d’entrée René Weiler. Il y a une grande différence avec la saison passée. Les défenseurs ne sont pas bien placés, perdent des duels, n’arrivent pas à gagner les seconds ballons."

Des déclarations qui visent en grande partie une défense coupable sur les trois buts trudonnaires, mais également le reste de l’équipe. "J’ai senti quelque chose de différent. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Je l’ai fait remarquer au groupe. Il manque quelque chose."

L’équipe n’arrive pas à dominer

Les joueurs disent pourtant essayer de jouer de la même manière que l’an passé. Une méthode qui devrait porter ses fruits vu que le groupe n’a pas changé.

"Il y a des soucis au niveau du football, concède le coach. Les sifflets ? Oui, les fans peuvent être fâchés. Je les comprends."

Les supporters réclament du football. René Weiler tente de leur en fournir. Sans y parvenir. Il veut davantage faire jouer son équipe et tente de monopoliser le ballon alors qu’il le refusait l’an passé.

Les analystes l’ont remarqué, mais ont aussi pointé le manque de structure. Anderlecht ne parvient pas à poser son jeu.

Les joueurs ne se trouvent pas, loupent leurs passes et n’amènent le danger que sur de maigres efforts individuels.

Teo marque mais la conclusion est un souci

René Weiler se défend en parlant de "plusieurs occasions qui aurait pu amener trois, voire quatre buts. " On peut lui rétorquer que ses actions résultent peu ou prou d’actions construites. Les Mauves ont pu compter sur un peu de chance sur l’ouverture du score et sur un Teo aussi déchaîné que maladroit.

Le Polonais a, non sans mal, mis fin à 436 minutes sans but. Il a pourtant une nouvelle fois eu besoin de beaucoup de bons ballons pour en mettre un au fond.

Isaac Kiese Thelin est, lui, passé à côté de son sujet. Il a mis en avant tout le malaise offensif du RSCA. Weiler ne l’avoue pas devant les micros, mais il a besoin d’un nouveau buteur.

La mentalité fait défaut

Plus que les problèmes de jeu ou de concrétisation, la mentalité, et plus précisément son absence, fait réfléchir René Weiler.

Le body language des joueurs ne laisse aucune place au doute : ils ne sont plus cette famille, ces frères de la saison passée.

René Weiler : "Ce n’est plus la même chose que l’an passé. Quelque chose à changer. Il y a un souci avec les déplacements sans ballon, on n’attaque plus en équipe, on se déplace mal. Je ne vais pas leur coller des entraînements supplémentaires mais je vais exiger un groupe concentré, solidaire et volontaire."