Charleroi Les Zèbres restent sur deux victoires au Parc Astrid ces derniers mois.

Il n’y a pas beaucoup d’équipes de Pro League qui peuvent se vanter d’une telle statistique. Aucune, à vrai dire. En remportant ses deux dernières rencontres sur la pelouse d’Anderlecht, ces derniers mois, Charleroi a réalisé une performance qui n’avait plus été réalisée depuis 19 ans (Bruges en 98 et 99).

Mais ce dimanche, au Parc Astrid, lors de la sixième journée des PO1, les Zèbres visent encore plus haut et veulent réaliser la passe de trois. Sur une pelouse qu’ils apprécient.

"Depuis que je suis coach de Charleroi, on a souvent fait de bons matches là-bas… même si avant ces deux dernières victoires, on n’avait pas jamais gagné", précise Felice Mazzù. "La plus grosse défaite que nous avions subie, c’est un 5-2 (NdlR: le 25 août 2-013), lors de ma première année au club, mais je me souviens que nous avions fait un match exceptionnel. Que nous aurions pu gagner dix fois mai que nous avons perdu sur des contre-attaques."

S’il a dû attendre près de quatre ans pour enfin gagner un match à Anderlecht, Felice Mazzù se souvient que, la saison dernière, la victoire du Sporting zébré au Parc Astrid - 1-0, but d’Harbaoui (alors prêté par… Anderlecht) sur un centre de Tainmont - avait été le plus beau moment des PO1 2016-17 de Charleroi (avant de terminer la saison sans Europe suite à… une défaite contre Anderlecht, qui était venu rafler le titre au Mambourg).

Mais le souvenir le plus récent (et le plus fort) reste la victoire 1-3 à Anderlecht, le 10 décembre dernier, en phase classique. Ce soir-là, une exclusion rapide d’Olivier Deschacht pour une faute sur Kaveh Rezaei avait emmené les Zèbres vers une voie royale. Les Carolos avaient même mené 0-3 sur la pelouse anderlechtoise (buts de Rezaei sur penalty, Kums contre son camp et Benavente) avant qu’Onyekuru ne réduise l’écart en fin de rencontre.

À l’interview d’après-match, Felice Mazzù, qui avait passé de longues minutes après des supporters pour savourer le moment, était radieux et n’avait pas hésité à parler de rêve accompli.

"J’ai dit à mes joueurs à la mi-temps que j’avais un rêve dans ma vie : faire un gros résultat contre un gros club de Belgique. On l’a fait. Et je pense que mes joueurs en rêvaient aussi. C’est une bonne chose dans l’accomplissement et la maturité. Avec ce que l’on a fait aujourd’hui, les joueurs doivent prendre conscience qu’ils sont capables de faire encore plus", avait indiqué le coach carolo. "Marquer trois buts à Anderlecht, c’est beaucoup et cela n’arrive pas tous les jours."

Plus de quatre mois plus tard, ce match peut-il avoir une incidence sur celui de dimanche ? "Dans l’aspect mental, je vais m’inspirer de cette victoire pour préparer la rencontre", avoue Mazzù.

Car ses joueurs savent que s’ils parviennent à réaliser un nouvel exploit au Parc Astrid, leurs PO1 seront complètement relancés. Et l’Europe sera à nouveau à portée de main.