Charleroi

Deuxième du classement, le Sporting zébré semble s'être donné les moyens de ses ambitions.

Il fut un temps pas si lointain où la moindre offre alléchante arrivant sur le bureau de Mehdi Bayat aboutissait à un transfert dans les heures qui suivent. Cette époque semble révolue. Si bien qu'aujourd'hui, tant à Bruges qu'à Anderlecht, on s'accorde pour le dire : il faut prendre Charleroi en compte pour le titre.

« Je suis resté bouche-bée devant leur victoire 1-3 chez nous le weekend dernier », a expliqué Herman Van Holsbeeck cette semaine en marge du topper. « Charleroi est une des seules équipes qui n'a pas besoin d'argent. En août, nous pouvions vendre Dodi Lukebakio, qui venait d'être prêté à Charleroi, contre 8 millions à Lille. J'ai dit à Mehdi Bayat qu'il fallait le vendre. Il a refusé. » Dans cette affaire, le Sporting hennuyer aurait pourtant pu récupérer environ 6 millions d'euros, en activant l'option d'achat prévue (2 millions d'euros) dans le contrat du médian. Soit plus que le transfert sortant le plus cher de l'histoire du club (le départ de Kebano vers Genk en 2015 pour 4 millions).

Mehdi Bayat a également refusé de vendre Nurio en fin de mercato d'été, alors que celui-ci était arrivé quelques semaines plus tôt pour 500.000 euros. « Ils ont refusé une offre de quatre ou cinq millions pour lui. Quand on peut se permettre ça, ça veut dire que le club est fort. Ils ne vendront pas facilement. Ils ont des ambitions. »

Et dire que ces deux joueurs débuteront probablement sur le banc, face à Genk, ce dimanche...