Charleroi Felice Mazzù digère doucement le départ de l’attaquant iranien et veut voir Charleroi engranger sa première victoire à domicile cette saison face à Courtrai.

L’après-Rezaei débute face à Courtrai. Trois jours seulement après le départ de l’attaquant vedette du Sporting à Bruges pour la somme record de 6 millions d’euros hors bonus, on ne parle toujours que de ça à Charleroi. Mais sans Rezaei, le championnat continue. Malgré le sentiment légitime d’avoir perdu l’un des meilleurs joueurs à avoir porté le maillot zébré ces dernières saisons.

"Bien sûr, je suis déçu, indiquait Felice Mazzù en conférence de presse ce vendredi. Déçu d’avoir perdu un joueur avec la qualité de Kaveh. Avec ses courses défensives, son jeu aérien, son respect des consignes et ses buts marqués, il est sans doute le joueur le plus complet que j’aie eu la chance d’entraîner. Mais on va continuer à se battre, sans lui. On a travaillé toute la semaine sans Kaveh et on va essayer de proposer quelque chose de concret pour compenser son départ, collectivement."

Sans surprise et en attendant la suite du mercato (voir par ailleurs), c’est Jérémy Perbet qui sera l’attaquant de pointe des Zèbres ce samedi. " Son style est évidemment différent de celui de Rezaei et on va peut-être devoir modifier légèrement notre schéma de jeu."

Ce qui n’est pas du genre à inquiéter Felice Mazzù, qui a déjà prouvé à maintes reprises par le passé qu’il était capable de passer outre le départ d’un joueur cadre (Kebano, Dewaest, Perbet, Ndongala, Marcq…), même si c’est forcément difficile à accepter. "Vous savez, quand on est dans des moments moins simples comme c’est le cas pour le moment, je pense à mon papa, qui, en 1952, lorsqu’il est arrivé en Belgique, descendait tous les jours dans la mine. Et je me dis que je me sens vraiment bien."

Mais il se sentira encore mieux si les Zèbres parviennent à remporter leur première victoire de la saison à domicile. "Tout le monde attend une victoire de Charleroi. Moi aussi. Mon staff aussi. Le groupe est positif. Nous sommes conscients d’être passés à côté de deux gros résultats face à Anderlecht puis Genk, deux fameux clients. On doit continuer à avancer. Les joueurs savent qu’ils sont bons, en ce moment, et que la victoire ne tient pas à grand-chose. On reste donc serein."

Et peu importe les événements, Mazzù compte bien continuer à mettre en place sa nouvelle philosophie de jeu, qui est agréable à regarder mais qui n’amène pas (encore ?) de résultats. "On essaie de proposer autre chose que par le passé car nous avons des profils qui nous le permettent. C’est aussi la preuve, quelque part, que je ne suis pas un entraîneur défensif comme certains ont pu le dire. Je m’adapte simplement à mes joueurs."

Sans ruminer le passé, même proche. "Rezaei est parti. Je n’étais pas d’accord avec son départ et j’en suis déçu. Mais je suis loin d’être déprimé. Je me sens bien avec mon groupe. L’attitude des gars est positive. Je ne sens pas de nervosité, d’inquiétude ou quoi que ce soit. Je suis sûr qu’on va passer de l’autre côté de la barrière." Et retrouver la victoire. La première sans Rezaei.