Charleroi Dorian Dessoleil veut que chacun se regarde dans le miroir avant Courtrai.

Il y a un an jour pour jour, le Sporting s’imposait à Genk sur un ballon dévié de Dessoleil dans son propre but par Berge. Douze mois plus tard, les Zèbres ont peut-être livré une prestation plus aboutie que la saison passée. Mais ils ont perdu.

"Le brin de chance n’est pas de notre côté", estimait Dorian Dessoleil, excellent en défense mais fataliste. "Les matches frustrants se suivent… Pour l’instant, on n’arrive pas à trouver la solution. On doit cravacher pour faire tourner la roue et améliorer les détails qui nous coûtent cher."

Dans les deux rectangles.

"Défensivement, une erreur nous coûte le 2-1 alors qu’on était bien dans le match. Et offensivement, on n’est pas assez tueur. On aurait dû faire le 0-2, voire même le 0-3 juste après l’ouverture du score", analysait le Belge, qui regrettait amèrement l’égalisation limbourgeoise. "On doit également apprendre à fermer derrière quand il le faut. Juste avant la mi-temps, on aurait peut-être dû mettre un mur devant notre but pour éviter d’encaisser. Car cela fait deux fois d’affilée que nous concédons au même moment. On doit se remettre en question."

Dès ce mardi , lors du retour à l’entraînement.

"Chacun va devoir se regarder dans un miroir et on doit être plus méchants car on ne peut pas continuer comme cela. Trois sur douze, c’est trop peu et c’est bien en deçà de nos capacités. Nous sommes plus beaux que la saison dernière, c’est vrai, mais être plus beau ne sert à rien si on ne prend pas de point. Il faut peut-être essayer d’être une moins belle équipe… et gagner nos matches. Nous avons désormais deux rencontres à domicile à jouer. C’est le moment de faire le plein."

Et de lancer véritablement sa saison. Sur le plan comptable, du moins…Maxime Jacques