Charleroi

L’administrateur-délégué a respecté à la lettre ses promesses d’avant mercato

CHARLEROI Avant de monter dans l’avion en direction de la Turquie, Mehdi Bayat a accepté de faire le point sur son premier mercato comme boss des Zèbres.

Mehdi Bayat, avec sept vrais départs (Arze, Gnohéré, Aoulad, Kage, Willian, Vergerolle et Baguette) et deux arrivées (Pollet et François), le mercato de Charleroi est-il réussi à vos yeux ?

“Depuis la reprise du club, on s’efforce de suivre au plus près notre ligne de conduite. Pour ce mercato, l’objectif sportif était de dégraisser ce trop grand noyau. De ce point de vue, on peut dire que la mission est accomplie. J’avais également promis de faire venir un ou deux Belges prometteurs. Cette parole est également respectée.”

Aucun regret ce 31 janvier ?

“Je suis dans mes objectifs même si on peut toujours faire mieux. J’aurais voulu encore sortir plus de joueurs mais c’est très difficile. Peut-être qu’on aurait pu engager un défenseur de plus. On avait d’ailleurs quelqu’un en tête mais c’est également mon devoir que de gérer le club en bon père de famille, si on peut dire…”

Charleroi avait la réputation d’être un club vendeur lors de chaque mercato. Cette fois, vous avez ouvert votre portefeuille.

“Je m’y étais engagé et j’ai respecté ma parole tout en faisant attention à ne pas dépasser le budget. Pas mal de joueurs arriveront en fin de contrat au mois de juin. Pour moi, c’est le prochain mercato estival qui sera capital ! J’espère qu’on prépare les bases afin d’avoir une très bonne équipe l’an prochain. Je m’attends à connaître beaucoup plus de mouvements lors du prochain mercato, que ça soit dans le sens des arrivées comme dans celui des départs.”

Si on compte également Rossini arrivé le 31 août, vous avez recruté trois attaquants depuis votre arrivée alors que ce sont généralement ces joueurs qui sont les plus chers sur le marché des transferts…

“Charleroi est un club jeune, avec une politique dynamique. Ces joueurs collent parfaitement à notre image. ‘Carolos are back’ est plus qu’un slogan, c’est notre nouvelle marque de fabrique. Ces joueurs ont un prix mais ils en valent la peine.”

C’est aussi la preuve qu’avec 23 buts en 23 matches, votre équipe ne marque pas assez.

“C’est clair ! Mais on ne peut pas en vouloir au staff qui est arrivé tardivement. Depuis que Rossini est là, on a déjà senti le changement et ça va continuer avec les arrivées de Pollet et François. Même si nous sommes en ballottage très favorable afin d’assurer notre maintien, je n’oublie pas que le chemin est encore très long.”

Estimez-vous, comme vos joueurs, qu’il ne manque que 6 points à Charleroi pour assurer son maintien ?

“Je ne suis pas là pour faire des mathématiques et je ne lâcherai rien tant que le maintien ne sera pas officiel. Et puis, on a l’obligation envers nos supporters et nos partenaires de se battre pour remporter chaque match. Le sauvetage qui se profile ne doit être qu’une base de travail pour l’avenir.”

Quand le maintien sera là, vous entamerez les négociations avec Yannick Ferrera afin de prolonger son contrat ?

“Tout le staff a abattu un travail extraordinaire depuis le début de la saison malgré des conditions difficiles. Mais chaque chose en son temps. Une fois que le maintien sera là, on sait ce qu’il nous restera à faire…”

C’est votre premier vrai mercato en tant que boss du club. Qu’en retenez-vous ?

“J’ai beaucoup observé au cours de ces 10 dernières années. J’ai tenu à ce que les discussions restent secrètes jusqu’au bout avec Pollet et François car j’ai vu trop de dossiers capoter une fois qu’ils étaient publics. J’ai appris que dans le foot, la discrétion pouvait aussi être une qualité.”



© La Dernière Heure 2013