Charleroi Parfait Mandanda ne cache pas qu’il ressent du favoritisme en faveur de son concurrent.

Les matches contre Bruges ont souvent souri à Parfait Mandanda. Son premier match de Pro League (en 2012), c’est contre le Club qu’il l’a disputé. Depuis, le joueur a également détourné des penalties de Bacca et de Rafaelov.

Malgré ces faits d’arme, le gardien sera une nouvelle fois sur le banc ce vendredi. Après deux saisons exceptionnelles (22 matches en 2012-2013 et 100 % de temps de jeu en 2013-2014), le Congolais est condamné à un statut de réserviste depuis l’arrivée de Nicolas Penneteau au Mambourg (10 matches en 2,5 saisons).

Parfait, avec la Coupe de Belgique et le match amical à Reims, vous avez pu prouver que vous n’avez rien perdu de vos qualités.

"Je suis effectivement satisfait de mes deux prestations. Elles prouvent que je suis dans la continuité du bon stage de début de saison et du premier match de championnat où j’avais pu jouer suite à la suspension de Penneteau. Un match que nous avions d’ailleurs gagné. Cela vient donc ajouter un peu de positif… dans tout le négatif que je vis à nouveau cette saison."

Car après ce match contre Beveren, Mazzù a établi une hiérarchie entre Penneteau et vous. Avez-vous compris et digéré ce choix ?

"Je pense avoir effectué mon travail contre Beveren. Devoir reprendre place sur le banc après ce match, cela a créé une grosse fissure entre le coach et moi. J’avais travaillé très dur pour décrocher cette place de titulaire. Mais mon travail n’a pas été récompensé… et je ne peux rien y changer."

Estimez-vous ne pas être mis sur un pied d’égalité avec votre concurrent ?

"C’est évident ! Les statistiques parlent d’elles-mêmes. Alors qu’on nous présentait comme deux numéro 1 , je n’ai joué que 10 matches contre une septantaine pour Nico . Au début, j’en ai beaucoup voulu au coach car j’étais toujours le déçu. Mais je me dis que la saison est longue et que tout peut se passer."

À votre avis, pourquoi Penneteau est-il le numéro 1 ?

"Le coach m’a expliqué qu’il préférait la façon dont Nico gère sa défense. Je ne peux donc pas lui en vouloir. C’est vrai qu’il a plus d’expérience que moi même si je ne veux pas me juger par rapport à lui."

Estimez-vous être trop fort pour n’avoir qu’un rôle de deuxième gardien ?

"Tout ce que je sais, c’est que je veux jouer. Après, mon rôle n’est pas de dire si je suis trop fort ou pas… Charleroi veut devenir un grand club de Belgique. Et pour y arriver, il a besoin de deux gardiens performants. Mais avoir deux gardiens compétitifs, cela demande de pouvoir les gérer. Et je ne cache pas que je ressens un certain favoritisme envers Nico ."

Vous êtes sous contrat jusqu’en 2018. Comment envisagez-vous votre avenir ?

"J’essaie de ne pas y penser et de vivre au jour le jour. Mes objectifs au quotidien sont de gommer les erreurs que je peux encore commettre et de montrer que je suis présent. Pour que je reste encore à Charleroi, il faudra me garantir un temps de jeu équitable à l’avenir. On n’en a pas encore parlé avec la direction… Mais je sais que Nico veut encore continuer. Et surtout, qu’il a encore le corps et les qualités pour y arriver."

Qu’est-ce qui vous fait garder le moral ?

"Cette trêve internationale m’a permis de retrouver ma famille. C’est auprès d’elle et de ma petite fille que je puise la force nécessaire pour rester compétitif. Je reçois beaucoup de soutien de la part des supporters. Cela prouve qu’ils ne m’ont pas encore jeté à la poubelle."


Il est désigné pour jouer la Coupe 

Cette saison, Mandanda a joué le premier match de championnat et la Coupe contre Bocholt. "Le coach m’a confirmé que je jouerais cette compétition." Il peut préparer le 8e de finale contre Anderlecht. "Ce sera un beau défi. Vu mon rôle de réserviste, j’ai aussi perdu ma place en équipe nationale. C’est d’autant plus dommage que ces sélections me permettaient de m’évader par rapport à mes soucis au club et d’y revenir encore plus fort."