Charleroi Mehdi Bayat était l’invité de La Tribune et a livré son analyse de la situation du Sporting Florilège.

Le mercato hivernal. "Certains expliquent nos mauvais résultats par les départs de Lukebakio et Tainmont en janvier. Mais combien de matches avaient-ils joués lors de la première partie de saison ? Lukebakio avait fait cinq bons matches et Tainmont quatre sur la fin de l’année. Dodi avait un profil particulier, mais au Sporting, la star, c’est Charleroi. Mis à part les départs de ces remplaçants de luxe, rien n’a changé. Mais il est vrai qu’on aurait peut-être dû gérer différemment ce mercato et être capables d’investir sur des valeurs sûres comme d’autres clubs l’ont fait. Mais je dois gérer le club en bon père de famille. On dégage des bénéfices, oui, mais on investit aussi de l’argent dans le stade, dans l’école des jeunes… Les gens ont le sentiment que lorsqu’on vend un joueur, on a directement l’argent dans nos poches. Or, la plupart des paiements sont échelonnés sur plusieurs années."

La spirale actuelle. "J’ai eu la chance de vivre les mauvaises années de Charleroi et ma réflexion, c’est qu’il ne faut pas paniquer. Nous sommes là où nous voulons être par rapport à notre plan 3-6-9. Cela ne veut pas dire qu’on ne doit pas être déçus des derniers résultats, car l’appétit vient en mangeant. Il faut assumer notre nouveau statut. On a pris un gros coup sur la tête et moi le premier. Il y a une énorme déception et il y a besoin d’une remise en question. On travaille ensemble pour que cela reparte dans le bon sens. Charleroi vit une situation de crise à laquelle il n’est peut-être pas préparé. Le club a peut-être grandi trop vite. J’espère qu’on terminera au minimum 4es."

"Pas de rencontre avec MPH"

Sur le plateau de la RTBF, Mehdi Bayat a aussi enfilé son costume de vice-président de la commission technique de l’URBSFA. "Je ne suis pas au courant d’une quelconque rencontre avec Preud’homme", a-t-il précisé. "C’est presque manquer de respect à Roberto Martinez que de parler d’un autre sélectionneur maintenant. Pourquoi ne prolongerait-on pas avec lui ? On s’est qualifié pour le Mondial de manière historique et on banalise cela. On doit lui laisser le temps de terminer sa mission et d’aller chercher un résultat en Russie."