Eupen Akram Afif, joyau du Qatar et icône du projet, pourrait bien déjà débuter ce soir…

Le Qatari Akram Afif (20 ans), icône dans son pays en vue du Mondial 2022, est revenu à Eupen après une campagne en deçà des espérances en Espagne. Première titularisation ce dimanche en Venise du Nord ?

Akram, était-ce prématuré de partir à Villareal il y a un an ?

"En tout cas, ce n’était pas une erreur. Durant un an, j’ai pu engranger de l’expérience. J’ai encore le temps afin de réussir dans une grande compétition. Aujourd’hui, je veux prouver au sein du championnat belge."

Vite prêté par Villareal au Sporting Gijon, vous avez tout de même vécu une partie de votre rêve lorsque vous êtes monté au jeu contre Bilbao…

"Qui ne rêve pas d’évoluer au sein d’une ligue comptant deux, voire trois équipes capables de gagner la Ligue des Champions ! Concernant mes premières minutes en Liga, elles ont constitué, jusqu’à présent, un des meilleurs moments de ma vie sportive. D’autant plus que l’on a gagné."

Comment jugez-vous votre année à Gijon ?

"Si j’ai participé à une quinzaine de matches, je n’ai connu la joie d’être présent dès le coup d’envoi qu’à 2 ou 3 reprises. Et je n’ai jamais marqué. Cependant, sur le plan individuel, j’ai tout donné afin d’aider l’équipe. Hélas, en terminant 18e, on a été relégué. L’objectif n’a donc pas été atteint."

Vous aviez pourtant déjà transité par l’Espagne avant ce transfert à Villareal ?

"J’avais vécu deux fois un semestre dans la péninsule ibérique. Une fois à Séville (à 16 ans), une fois à Villareal (à 17 ans). Mais jouer avec les U17 n’a rien à voir avec la Liga !"

Venons-en à votre retour à Eupen, où vous n’êtes arrivé qu’il y a une dizaine de jours.

"J’ai joué avec l’équipe nationale et je n’ai donc repris le chemin des terrains qu’une semaine après le groupe eupenois. Mon gros handicap en ce début de championnat est que je n’ai pas pu disputer de matches amicaux avec l’Alliance. Il me fallait apprendre les façons de se mouvoir de mes partenaires, les déplacements voulus par le coach… Là, ça devient plus clair pour moi."

Contre Zulte, en rentrant à la mi-temps, vous n’avez pas su vous montrer convaincant.

"Sans automatismes, c’était difficile pour moi. Nos erreurs doivent nous rendre plus fort. Puis, surtout, nous ne sommes pas mis hors course d’une compétition, on n’est pas éliminé ! Il reste 29 duels à disputer, non ?"