Eupen

Eupen a souvent connu des soucis d'arrière latéral...

Claude Makelele cherche des solutions afin de colmater les multiples brèches constatées depuis les trois coups. Du côté gauche, notamment, où Cheikh Keita laisse trop de latitude à ses opposants.

Le souci à ce poste n'est pas neuf au Kehrweg. Lors de la remontée du club en division 1, c'est le Qatari Fahad Al-Abdulrahman (1m64) qui occupait les lieux. De la bonne volonté, il en regorgeait. Par contre, son bagage tactique laissait à désirer; ses adversaires profitant régulièrement de ses largesses pour plonger dans son dos.

L'Alliance pensait avoir trouvé son remplaçant lorsqu'un échange s'opérait avec Abdelkarim Fadlalla, arrivé en droite ligne de Doha. Un tout autre gabarit, une frappe lourde et de l'abattage. Mais, à la trêve hivernale, il était rappelé au pays après des prestations mitigées.

Dès lors, Silas Gnaka, privé de stage hivernal à Doha, surgissait de sa boîte pour s'installer au poste. Avec pas mal de réussite pour un joueur non désiré quinze jours plus tôt ! Et si l'Ivoirien était, aujourd'hui, la solution pour le coach français ? Premier joueur prolongé par le club ce printemps, le gaucher a de la vitesse. Il pourrait s'installer à gauche d'une défense à trois centraux ou occuper le côté gauche défensif. Ce qui permettrait à Cheikh Keita d'évoluer un cran plus haut.

Car le Malien a montré de beaux atouts en possession de balle. En phase offensive, on sent d'évidentes qualités pour cet arrière latéral formé comme tel à Monaco. Cependant, défensivement, il offre des boulevards à ses adversaires depuis le coup d'envoi de la compétition.

À Bruges, il avait permis à Tomecak d'être à la base de l'ouverture du score. Contre Charleroi, Gholizadeh avait eu tout le temps d'ajuster son centre de l'extérieur pour Rezaei, qui donnait l'avance aux Carolos. Et, samedi, à Zulte, les deux premiers buts sont venus de son côté; De Pauw puis de Fauw trouvant des failles béantes.

Ceci dit, remettre la faute des trois lourdes défaites pandas sur le seul dos du Malien est trop réducteur. Le problème est bien plus ample...