Eupen Mbaye Leye ne se montre pas inquiet après le départ raté de son nouveau club.

En attirant Mbaye Leye dans ses filets, la KAS Eupen a réalisé un bon coup sur le marché des transferts.

Mbaye, Eupen était loin d’être votre seule proposition…

"En effet, j’en avais tant en Belgique qu’à l’étranger."

Notamment au Qatar. Avez-vous songé vous y rendre ?

"Il n’en était pas question. Chaque fin de saison, j’ai de telles opportunités. Beaucoup d’anciens équipiers ont rejoint l’étranger. Moi, je suis mon propre chemin. En allant où je me sens bien. Tout en pensant au bien-être des miens. Puis je voulais aussi conserver ma fonction de consultant sur RTL, un hobby plus qu’un job."

Vous ne vous seriez pas bien senti à Courtrai ?

"Je ne voulais pas rejoindre le stade des Éperons d’Or par respect pour les fans de Zulte. Quitter mon ancien employeur pour le club voisin directement, c’était non, même si j’ai du respect pour Courtrai et pour son sympathique président."

Mouscron vous avait aussi envoyé une belle offre, non ?

"On ne va pas citer tous mes contacts (rires) . Le plus important tient à mon choix d’avoir opté pour Eupen."

Justement, à quand remontent les premiers contacts ?

"Peu avant le début du championnat. Les clubs ont ensuite négocié entre eux et moi, j’ai eu une discussion positive avec M. Colomer. Aujourd’hui, j’ai un très bon feeling à Eupen. Ceux qui me connaissent savent que j’opère toujours les choix que j’ai envie de faire. Pas ceux que l’on me dicte."

Quelles sont, alors, vos premières impressions depuis lundi, date de votre premier entraînement avec les Pandas ?

"Vu que je ne me suis plus entraîné avec un noyau pro depuis deux mois et demi, les sensations sont bonnes et les séances, largement majoritaires avec ballon, me plaisent. Néanmoins, il faudra voir à un rythme élevé, en compétition."

Vous estimez-vous déjà prêt pour la venue d’Ostende ?

"Je suis fit , oui. Le tempo, c’est autre chose. Il me faudra encore un peu de temps afin d’être en pleine possession de mes moyens. Mais l’essentiel sera qu’Eupen gagne au Kehrweg afin de compliquer la venue de nos futurs visiteurs."

Le 0 sur 9 ne vous a pas effrayé au moment de signer ?

"Le plus difficile, pour une équipe, est de se forger des occasions. Or Eupen s’en crée et il y a beaucoup de signes encourageants dans le jeu. Puis le championnat belge ne se joue pas lors des cinq premières journées…"


"Peut-être y finir ma carrière…"

À 34 ans, Mbaye Leye a signé un contrat de trois ans avec les Pandas . Une durée qui a été l’un des éléments de discorde à Zulte, où il ne lui restait qu’un an de contrat. "Il existait des clubs où je pouvais mieux gagner ma vie. Mais j’ai envie de m’identifier à un club, d’y mettre mon tampon."

Et le Sénégalais d’exposer un élément supplémentaire de sa demande de contrats longue durée : "J’ai toujours sollicité ce type de durée car je veux aussi de la sécurité. Une saison peut mal se passer, on peut se blesser… Dans le cas présent, je voulais de la stabilité pour mon dernier contrat… et peut-être finir ma carrière à Eupen."

Et y apprendre l’allemand ? "Oui, mais j’aurai toujours mon accent sénagalais…"


"Simplement là pour jouer"

Le Sénégalais ne craint pas les attentes. "Déjà à Zulte, on espérait beaucoup de moi".

Deux maigres buts en trois parties, voilà qui nécessitait l’apport d’un renfort.

Dont on attendra forcément beaucoup vu son parcours et son aura. Il devra avoir de l’impact sur ses jeunes équipiers.

"J’ai entendu dire beaucoup de choses sur mon arrivée à Eupen. Notamment concernant l’encadrement des jeunes éléments africains… Mais, comme pour chacun des clubs où j’ai évolué, je suis simplement là pour jouer au foot et apporter un maximum à mon employeur." Si sa famille ne vit pas à Eupen pour l’instant, Mbaye Leye est convaincu des atouts de l’Alliance. "Pour les avoir joués quatre fois l’an dernier, je suis certain du potentiel du club. Mon rôle est d’y apporter mon expérience. Cependant, en Belgique, hormis pour les ténors, il ne suffit pas de bien jouer, il faut un collectif. Il n’y a pas de vedette ici, tous les joueurs sont sur un pied d’égalité."

Fin connaisseur du foot , le nouvel avant eupenois ne redoute pas les attentes pesant sur ses épaules. "Quand j’ai quitté Lokeren après la saison la plus merdique (sic) de ma carrière, les gens de Zulte espéraient beaucoup de moi. J’ai cependant eu le bonheur d’inscrire 36 buts et de délivrer 11 assists en deux ans."

Sur son départ de Zulte, il dit juste : "Les clubs ne sont pas les seuls à pouvoir décider pour les joueurs, ceux-ci peuvent aussi avoir un regard sur leur carrière."

Quant à sa future reconversion, il est tout aussi cash. " Je n’ai pas demandé à inclure quoi que ce soit pour le futur. On en reparlera peut-être dans trois ans, à la fin de mon contrat de joueur…"


Avec le n°9 que désirait Verdier…

Si Mbaye Leye débarque à l’Alliance, ce n’est pas pour cirer le banc de touche !

Dès lors, que va-t-il advenir de Verdier vu que le duo n’apparaît pas vraiment complémentaire ? À Jordi Condom de trouver la solution.

En attendant, Nicolas Verdier s’est vu chiper le numéro qu’il désirait. "Le n°9 étant pris (Jeffren), j’ai opté pour un double 9" , avait-il déclaré le 21 juin lors de son arrivée.

"Par bonheur, le n°9 est libre" , glissait Mbaye Leye hier. Oui, entre-temps, Jeffren a quitté les Pandas (9 juillet). Un signe de la future hiérarchie ?