Eupen

Impossible de se voiler la face : le début de campagne de l’AS Eupen est catastrophique.

Inévitablement, les 9 buts encaissés placent la loupe sur le bastion défensif. Au sein de celui, le défenseur espagnol Xavi Molina est chargé d’apporter le poids de son expérience et un impact forgé au fil des ans dans l’antichambre de l’élite espagnole.

Ce transfert à Eupen, il le doit en grande partie à l’intervention de Claude Makélélé : « Quand vous apprenez que quelqu’un comme lui souhaite travailler avec vous, ça fait plaisir », dit Molina (32 ans). L’autre élément d’importance, c’est la présence de Luis Garcia dans l’effectif des Pandas : « Je ne l’avais vu qu’à la télévision », poursuit l’ancien arrière central de Tarragone. « Il est important à mes yeux car il joue un rôle essentiel dans mon adaptation. »

L’adaptation, parlons-en. Pas simple. Pas automatique. « Il y a d’abord la barrière de la langue », dit Xavi Molina. « Ensuite la manière de vivre. Très différente de ce que nous connaissons en Espagne. Cela étant une bonne surprise m’attendais. Je crois que je vous ai amené le soleil parce que je n’imaginais pas un climat pareil en Belgique ».

Il ne manque au bonheur actuel de Molina que les résultats. Il veut faire contre mauvaise fortune bon cœur et à ce titre il demeure constructif : « Les scores ne reflètent pas nous investissement en semaine. Ils ne correspondent en rien au travail que nous effectuons. »

Sans doute est-ce vrai. En attendant ; l’urgence consiste à enrayer une spirale négative qui pourrait se transformer en autoroute pour l’enfer.