F.C. Bruges Abdou Diaby n’aurait pas voulu quitter la Venise du Nord après une saison blanche.

"Je suis comme je suis. Un gars simple, authentique, généreux dans la vie. Je ne me compromettrai jamais pour séduire. Si on m’aime, tant mieux. Si on ne m’aime pas, ce n’est pas grave..."

Abdoulaye Diaby s’épanche rarement dans les médias. Il ne les boude pas, même s’il pratique avec adresse l’art de l’esquive. Mais on ne le sollicite guère, comme si on considérait que la surface de réparation adverse était son seul mode d’expression. L’attaquant du Club Bruges sait que la Blue Army ne l’érigera jamais en chouchou, qu’elle se révèle souvent plus critique pour lui que pour certains de ses équipiers.

Il pressent qu’il devra toujours faire ses preuves pour être acclamé, qu’il sera critiqué plus promptement que d’autres "On ne peut pas plaire à tout le monde. Je ne me focalise pas sur cet état de fait. Je relativise en me disant que Ronaldo s’est déjà fait siffler à Bernabeu alors qu’il y empile les buts pour le Real. Je reconnais que, parfois, les récriminations qui me sont destinées sont surprenantes. Je ne m’en afflige pas car je sais que je jouis de la confiance du Club."

Abdou Diaby s’est prêté de bonne grâce au jeu de l’interview. Même s’il a soigneusement pesé ses réponses...

Êtes-vous satisfait de votre début de saison ?

"Globalement, oui. Je joue davantage que la saison dernière, je suis en bonne forme physique. J’aimerais toutefois marquer davantage, comme tout attaquant qui se respecte."