F.C. Bruges

Le Club Bruges a échappé à une sanction pour les incidents impliquant ses supporters lors du match à domicile contre Anderlecht (1-2) durant les playoffs 1. La Commission des litiges de l'Union belge de football (URBSFA) a décidé de ne pas sanctionner le club champion de Belgique, a confirmé l'Union belge de football (URBSFA) lundi.

Sur base des rapports de l'arbitre Lawrence Visser et du match delegate Jean-Paul Mievis, le procureur fédéral avait poursuivi le Club en raison de l'attitude de ses supporters. Selon Mievis, des projectiles, des verres de bière, un siège et des briquets ont été lancés en direction du gardien anderlechtois Matz Sels, du quatrième arbitre et des médecins d'Anderlecht. Du matériel pyrotechnique avait aussi été utilisé. Après la rencontre, un supporter a pénétré sur la pelouse poussant notamment le quatrième officiel, selon le rapport de Visser.

Le procureur avait réclamé une amende de 2.000 euros et demandé de faire sauter un sursis d'une précédente amende datant du 31 janvier pour chants discriminatoires pendant un match de U15.

Le 5 juin, le Club Bruges avait plaidé l'irrecevabilité de la procédure pénale, car la raison pour laquelle le champion de Belgique était poursuivi n'était pas claire. La Commission des litiges a reconnu que la convocation était brève, mais trouve que le Club Bruges avait eu assez de temps pour étudier le dossier. La Commission des litiges reconnaît que le parquet fédéral ne peut pas prendre de mesure concernant le lancer de projectiles et l'utilisation de matériel pyrotechnique. "Même si ces faits sont répréhensibles, ils n'ont eu aucune influence sur le déroulement du match. Dans ce cas, le parquet fédéral n'est pas autorisé à soumettre une action aux instances disciplinaires", a déclaré la Commission des litiges.

Restait le cas du supporter qui est monté sur le terrain après le match et a poussé un officiel. Le parquet fédéral juge qu'un tel incident montre un manque d'organisation des blauw-zwart. Cependant, l'arbitre Visser a indiqué dans son rapport que les stewards ont rapidement maîtrisé l'individu et que toutes les mesures avaient été prises pour maintenir l'ordre. De plus, la Commission des litiges constate qu'il n'y a pas de témoin direct ou d'image de l'incident, l'arbitre a pris le témoignage de son assistant dans son rapport. "La Commission des litiges peut donc difficilement évaluer l'incident et décide de ne pas infliger de sanction", a conclu le président Filiep De Ketelaere.