F.C. Bruges Les Brugeois ne semblent céder ni à la panique ni même à la morosité.

Deux défaites en trois rencontres et un seul but, inscrit sur penalty, en 270 minutes.

Le Club Bruges dilapide bien vite un bonus qu’on croyait plantureux.

Décèlerait-on l’amorce d’une crise dans le vestiaire des leaders des PO1 ? Peut-on les suspecter d’une légère tendance à un accès de panique?

Absolument pas, si l’on en juge par les réactions presque à chaud des joueurs: "Pourquoi commencerait-on à stresser ?", s’étonne Brandon Mechele. "On est toujours devant que je sache. Mieux: on a déjà négocié nos deux déplacements potentiellement les plus redoutables en disputant deux bons matches, à Gand et ici à Anderlecht. On ne s’était pas attendu à deux promenades de santé."

Le défenseur central du Club n’incrimine même pas le manque pourtant évident de réalisme offensif: "Ce n’est pas notre gros problème. Ce n’est même pas un problème. À Gand, pour le même prix, nous aurions inscrire plusieurs buts."

Les Brugeois se voilent-ils la face ?

Hans Vanaken prétendait mordicus avoir été privé d’un penalty en première période : "J’ai été nettement retenu dans le rectangle. J’ignore par qui mais la faute était manifeste."

Le meneur de jeu du Club admettait toutefois que son équipe aurait dû concrétiser davantage les occasions créées : "Ce n’est pas un problème de manque de fraîcheur", assure-t-il.

Ruud Vormer calculait: "On n’a perdu que la moitié de nos six points d’avance. Nous allons à présent disputer deux rencontres à domicile. Celles-là, nous devons les remporter absolument. Ce ne sera pas facile mais je suis convaincu que si nous gagnons tout chez nous, nous serons champions... Surtout, restons calmes."