F.C. Bruges Un peu étonné d’avoir débuté sur le banc, Hans Vanaken a brillé en seconde période.

"Une grande fête dans le vestiaire ? Oui, mais surtout un fameux soulagement !"

Le visage d’Hans Vanaken trahit rarement ses sentiments.

C'était encore le cas hier soir.

S’il n’exultait pas franchement, le meneur de jeu du Club ne masquait pas sa félicité un peu ébranlée au début de la semaine, à l’instar de ses partenaires, par la défaite dans le sommet : "Anderlecht nous avait giflés. On s’était juré qu’on effacerait très vite ce camouflet. Nous nous sentions donc particulièrement motivés à l’heure du coup d’envoi. Nous savions que le résultat du Sporting nous était favorable. Mais dès que le match s’est engagé, nous n’avons plus pensé qu’à nous, qu’à démontrer que nous étions le vrai leader de la compétition."

Observateur du jeu de son équipe en première période, le Limbourgeois en avait très vite repéré les failles : "Indépendamment du score à la pause, qui ne nous inquiétait pas tant, nous nous sentions costauds mentalement, nous ne pouvions pas être satisfaits de nous-mêmes si, par leur formidable soutien vocal, nos fans nous donnaient l’impression qu’on jouait chez nous. Nous étions, certes, la meilleure équipe mais nous avions évolué de manière trop étriquée, sans parvenir à forger des espaces, sans créer d’infiltrations, sans nous ménager beaucoup d’occasions. Nous avions en outre concédé ce penalty un peu bêtement."

Tout a changé, très vite, à la reprise, quand le Club a renoué avec ses fondamentaux. La montée au jeu de Vanaken n’a certainement pas été étrangère à cette petite métamorphose.

L’intéressé en était, évidemment, conscient: "Il y avait très longtemps que je n’avais plus dû prendre place sur le banc. J’avoue que je ne m’y suis pas assis avec plaisir. Mais le coach avait sans doute tenu à sanctionner mon mauvais match contre Anderlecht. J’ai, bien sûr, accepté sa décision... tout en me jurant que, si je reprenais ma place, j’allais lui prouver que je méritais sa confiance."

Hans Vanaken a tenu parole, et pas uniquement en inscrivant le but qui donnait l’avantage à son équipe. "Vormer a égalisé au bon moment. D’un joli coup franc, sous les yeux de Ronald Koeman, ancien spécialiste du genre. A 1-1, le match était joué. Nous avons finalement livré une bonne prestation, sans jamais avoir été vraiment inquiétés. Je suis heureux pour Vossen, qui a inscrit un but superbe."

Hans Vanaken attend beaucoup du match à Sclessin : "Un nul nous suffit pour remporter le titre mais nous allons à Sclessin pour gagner !"