Division 1A

Huit arbitres belges bénéficiaient, lors de la saison écoulée, du statut de semi-professionnel auprès de l'Union belge de football (URBSFA). Deux de plus viendront renforcer ce contingent à partir du prochain exercice. "Les arbitres bénéficiant de ces contrats ont tous obtenu de meilleurs résultats", a estimé Johan Verbist, patron de l'arbitrage belge. Les huit arbitres semi-pros se sont retrouvés tous les mardis lors de la défunte saison, d'abord pour un entraînement physique, ensuite pour une session technique et un entraînement sur le terrain. Ils se rassemblaient encore tous les jeudis pour une nouvelle demi-journée de préparation. Selon Johan Verbist, cette méthode a récolté de bons résultats.

"Cette émulation collective a poussé le groupe vers le haut, que ce soit sur le plan physique ou tactique. Pendant les séances vidéos, nous avons analysé les images de chacun des huit arbitres mais aussi celles de l'UEFA. Plus ils sont confrontés à des images au mieux ils sont préparés à prendre une décision en match", a expliqué M. Verbist.

"Par exemple, Bram Van Driessche et Nathan Verboomen ont particulièrement bien évolué cette année. Bart Vertenten a également très bien sifflé lors des dernières semaines", a-t-il ajouté. "Cette façon de travailler génère de la concurrence et c'est tant mieux. Une fois qu'un classement est établi, vous ne pouvez qu'être compétitif car tout le monde veut être au top et arbitrer les meilleurs matches."

Johan Verbist a toutefois reconnu que l'arbitrage belge avait vécu une saison compliquée. "Nous avons dû implémenter beaucoup de nouvelles choses en peu de temps avec le statut de semi-professionnel et le VAR. Il faut pouvoir apprendre de ses erreurs, en tirer des conclusions et essayer de faire mieux la saison prochaine."

L'ancien arbitre international reste convaincu de l'apport de l'arbitrage vidéo, même s'il avoue que tout ne s'est pas déroulé comme prévu. "Je me demande parfois si nous ne sommes pas allés un peu vite. Nous avons d'abord parlé d'une phase de test avec 48 rencontres de championnat puis sont arrivés les playoffs, où se jouent le titre et les places européennes. La pression devient alors de plus en plus grande, que ce soit pour les arbitres, les équipes, les entraîneurs ou les supporters. Je ne nie pas que certaines erreurs ont été commises mais j'ai aussi lu beaucoup de choses totalement fausses. Le VAR constitue une aide à l'arbitre mais c'est à lui que revient la décision finale."