Mouscron Selim Amallah revient enfin dans le groupe après cinq semaines passées à l’infirmerie

Avec un seul but marqué, le compartiment offensif de l’Excel Mouscron est loin d’être décisif alors que c’était surtout défensivement que les craintes des observateurs neutres s’étaient installées. Mais voilà, Fabrice Olinga n’est pas un buteur tandis que Frantzdy Pierrot et Idrissa Sambu (l’unique buteur mouscronnois) découvrent notre championnat.

Depuis la reprise, c’était surtout sur les épaules de Selim Amallah que les espoirs de réalisation résidaient. Mais voilà, le Belgo-Marocain s’est blessé (déchirure au quadriceps) lors du stage estival aux Pays-Bas.

"Je suis resté cinq semaines à l’infirmerie, raconte-il. C’était long."

Surtout que pendant ce temps-là, son équipe ne tournait pas spécialement rond. "C’était difficile de suivre les rencontres depuis les tribunes. Mais bon, nous avons subi trois défaites contre des bonnes équipes. Il faut en tenir compte aussi."

Selim Amallah n’a que 21 ans mais il fait partie de ces garçons qui ont pris de la place dans le noyau. D’abord parce qu’il a les qualités naturelles pour s’y imposer. Et puis, parce qu’il aime communiquer avec les autres. De tout le groupe, c’était le seul à suivre chaque match, même s’il n’était pas sélectionnable. Cela en dit long sur son état d’esprit. "Je ne pense pas avoir un rôle particulier pourtant dans le vestiaire. Je suis venu supporter mes coéquipiers, justement parce que l’on forme un groupe et que cette donne doit être importante, surtout à Mouscron."

Toujours le sourire aux lèvres, le Montois a tout de même effectué un rôle d’assistant social.

"Je suis quelqu’un qui parle souvent. Beaucoup même. Ce que je leur disais ? Qu’il ne fallait surtout pas baisser la tête, que nous avions la bonne mentalité. C’est clair qu’offensivement nous étions un peu légers. Mais n’attendez pas de moi que je sois le sauveur de Mouscron. On y arrivera ensemble."

Ce vendredi, Selim devrait débuter face à Anderlecht. Cela a tout d’un cadeau empoisonné. "Je ne ressens aucune pression. Moi, je joue mon match et puis c’est tout. Que ce soit Anderlecht ou une autre équipe, ce n’est pas grave. Au contraire."

Fichue blessure... pour Amallah

Cette blessure au quadriceps survenue le 6 juillet dernier est arrivée au plus mauvais moment. À ce moment-là, le nom de Selim Amallah circulait dans de nombreux stades du royaume. Il résonnait à Gand, Charleroi, au Standard, à Genk et d’autres clubs de D1A. "C’est vous qui le dites car personnellement, je n’ai eu aucun contact. Peut-être que mes agents en ont eu. Mais ce n’est pas revenu jusqu’à moi." Et puis, Selim Amallah est conscient qu’à 21 ans, il a besoin de jouer. Partir pour une formation plus huppée, cela ne veut pas nécessairement dire qu’il aura autant de temps de jeu qu’à Mouscron. La saison dernière, Selim Amallah, qui a été formé en partie au Sporting d’Anderlecht, a planté cinq buts et délivré trois assists. Des statistiques qui ne demandent qu’à être améliorées. "Cette saison, cela doit être celle de la confirmation. Je sais que cela ne sera pas évident car je serai attendu. Mais je ne me fixe pas d’objectif, je ne me mets pas de pression. Je veux faire tout aussi bien que la saison dernière et si possible même mieux. Nous verrons bien…"