Mouscron La défense hurlue est pointée du doigt mais l’attaque est aussi responsable.

Les mines étaient déconfites à la sortie du vestiaire mouscronnois. Encore plus que la semaine dernière après le match nul que les Hurlus avaient été chercher à Genk.

"Ce match face au Standard, on l’avait bien entamé", raconte Aristote Nkaka, le défenseur central de l’Excel. "Dans les trente premières minutes de jeu, nous avons dominé largement les débats mais ce qui a fait la différence lors de cette première période, c’est ce but que nous prenons. Un but contre notre camp."

À l’instar de tous les autres buts du Standard, Aristote Nkaka estime que Mouscron n’a pas manqué grand-chose. "Tout s’est joué sur des détails. Oui, il y avait des erreurs défensives mais ce qui nous a manqué aussi c’est le dernier geste offensif. Car nous avons eu les occasions de mettre des buts. Et nous ne sommes pas parvenus à le faire."

Ce constat, cela fait plusieurs semaines que Mouscron le fait. Les Hurlus gaspillent beaucoup trop. "On manque peut-être de communication dans cette zone offensive. Le coach dit que l’on fait parfois preuve d’égoïsme ? Je ne pense pas que cela soit ça le problème. Si on se montre égoïste et que l’on marque, on n’a rien à dire. Je suis convaincu que c’est uniquement le dernier geste qui fait défaut. Quand nous pourrons rectifier cela, tout ira mieux."

Ces trois points de perdus donnent un coup d’arrêt aux ambitions mouscronnoises. À entendre Mircea Rednic, les Hurlus pourraient prétendre à une place dans le Top 6. "On y croit vous savez", soutient Aristote Nkaka. "Il y a tout de même de nombreuses équipes derrière nous. À nous de prendre les points quand nous jouerons contre elles. Nous donnerons tout en tout cas pour y parvenir. Car il y a de la qualité dans notre groupe."

Pour la seconde fois consécutive, et la troisième fois depuis le début du championnat, Aristote Nkaka a évolué dans l’axe de la défense mouscronnoise. "Ce n’est pas un souci pour moi. J’ai eu une partie de ma formation à ce poste-là. Et puis, c’est pour aider l’équipe. Si le coach me dit de jouer au milieu, je joue au milieu, si c’est en défense, je vais en défense et si demain il me demande d’aller en attaque, et bien j’irai en attaque."

Mais il est temps que Mircea Rednic trouve sa défense type car à force de changer de quatre arrière, les automatismes entre les joueurs de la dernière ligne tardent à se créer.