Ostende

Le Gabonais s’est fait remarquer lors d’un match amical face à la réserve du Barça où évoluait un certain Lionel Messi, intégrant ensuite l’Académie Marcet, un centre de formation à Barcelone duquel il a longtemps dépendu.

Didier, vous souvenez-vous de vos premiers pas à Barcelone ?

"Oui. J’ai eu la chance d’être sélectionné en A en 2003 avec d’autres juniors car on avait fait une belle Can. J’étais 3e gardien et on est parti en stage à Barcelone pour jouer contre le Barça B. Il y avait plein de monde, dont les représentants de la Fondation Marcet. J’étais sur le banc, il y avait Messi et Iniesta. Au bout de 20 minutes, on perdait 3-0. Messi, il était si frèle. Nous, on se demandait : ‘Mais c’est qui le petit qui fait des débordements comme ça’ . Il nageait dans le maillot. Impossible de les arrêter. À la mi-temps, le coach a fait rentrer les jeunes. C’était ma chance. Il m’a dit de faire de mon mieux pour qu’on encaisse plus de but et c’est ce qu’il s’est passé. On a gagné 4-3. Et là, le coach m’a dit : ‘Tu vas jouer ".

Cette rencontre vous a aussi permis d’intégrer la Fondation Mancet. Comment cela se passait là-bas ?

"J’avais l’opportunité de faire 6 mois d’entraînement à l’académie et je jouais ensuite en championnat au Gabon, à Mangasport en 2003/04, puis à Sogea en 2004/05. Et Thomas Nkono (NdlR : ancien célèbre gardien camerounais, qui joua à l’Espanyol) me faisait ensuite travailler".

Qu’avez-vous appris avec lui ?

"Déjà, c’est une légende. J’ai appris son calme. Les gens disent que je joue comme lui car j’arrive à être posé. Tout le monde pouvait s’agiter, il était toujours calme. C’est ce qui m’a impressionné. Nkono arrive à transmettre son savoir dans la sérénité. Il m’a beaucoup appris et guidé. Après trois ans au Gabon, lui et l’académie voulaient que j’aille un cran au-dessus et je suis parti au Salvador pour notamment travailler les dégagements en demi-volée à la sud-américaine ."