Ostende Silvio Proto (33 ans) vient de signer pour quatre saisons à Ostende.

"Et là, dans cette nouvelle tribune, se trouvera ta famille" , disait Marc Coucke alors qu’il faisait visiter les infrastructures ostendaises à Silvio Proto, son nouveau gardien pour les 4 prochaines années. "Une nouvelle tribune, un gardien du top… Dire qu’avant un joueur de la trempe de Silvio ne décrochait même pas son téléphone pour Ostende. Nous avons recruté un gars calme et un vrai leader sur le terrain."

Les déclarations de son nouveau président ont poussé l’ancien gardien d’Anderlecht à une petite comparaison. "Marc Coucke est comme Justine Henin, très ambitieux et super sympathique à la fois. Je suis content de rejoindre un club familial qui a pour objectif de se développer et faire mieux que sa récente 5e place. Je veux faire partie de ce projet qui est, de plus, lié au coach Yves Vanderhaeghe avec qui j’ai joué à Anderlecht. J’étais un peu fou, fou à mon arrivée en 2005 et Yves m’a appris à toujours vouloir gagner, même à l’entraînement."

Silvio Proto avait plusieurs opportunités cet été dont l’Olympiacos et Mainz. Mais c’est Ostende qui a su se montrer le plus convaincant en lui offrant un salaire annuel égal à celui qu’il avait à Anderlecht (près d’un million d’euros) et un contrat de 4 ans.

"C’est une preuve de confiance", disait Proto."Quand je vois Svilar qui a joué jusqu’à 40 ans ou Buffon qui est toujours au top à 38 ans, je me dis que je veux jouer le plus longtemps possible. Je n’espère pas porter le brassard dès le premier entraînement. Siani fait très bien son job et chacun doit prendre ses responsabilités."

Ostende possède désormais, avec Proto, Ovono et Biebauw, trois gardiens de qualité. Le Gabonais a eu l’opportunité de partir à Astana (Kazakhstan) mais a souhaité rester pour concurrencer Proto qui sera, sans aucun doute, titulaire d’entrée de jeu. Si l’ancien Mauve est ravi du nouveau défi qui s’offre à lui, il avoue avoir eu du mal à tourner le dos à un club dans lequel il a joué durant 11 ans mais qui ne lui offrait pas de perspective à long terme.

"L’émotion était là car beaucoup de supporters m’ont envoyé des messages de remerciement. À Anderlecht, c’était toutefois devenu la routine. Ma famille restera à Waterloo, mais je compte m’intégrer à la vie ostendaise et améliorer mon néerlandais. En Flandre, certains ont encore une image biaisée de la personne que je suis réellement."