Standard L’an dernier, le coach carolo avait échangé avec un scout pour atteindre son banc…

Dimanche, Ricardo Sa Pinto sera contraint de prendre place dans la tribune du stade Constant Vanden Stock. Une place inconfortable pour un entraîneur, d’autant qu’il ne pourra pas donner la moindre consigne à ses joueurs, comme le précise le règlement fédéral. "En cas de suspension ou d’exclusion d’un entraîneur du football professionnel, ce dernier peut assister à la rencontre pour laquelle il est suspendu uniquement depuis les tribunes. Sa présence le jour du match avant et pendant le match dans les vestiaires ou la zone neutre est interdite, de même que toute communication directe ou indirecte avec des joueurs de son équipe et/ou avec le staff technique durant le match. Après le match, l’entraîneur est autorisé à entrer dans les vestiaires. Il n’est cependant pas autorisé à se rendre à la conférence de presse et ne donne pas d’interviews."

Ce sera donc Eric Deflandre qui sera chargé de coacher le Standard. Sauf si le staff s’inspire de Charleroi. La saison dernière, Felice Mazzù avait vécu le match face à Ostende depuis la tribune. Assis à ses côtés, Miro Linari, le scout carolo, avait une oreillette qui le reliait avec un des kinés, Vincenzo Soranno. Même si le coach des Zèbres a toujours nié cette version, cela lui a certainement permis de communiquer avec son banc sans enfreindre le règlement car il échangeait avec son staff médical et non son staff technique. Il avait été impossible de démontrer le contraire et Charleroi s’en était tiré sans la moindre sanction.

Pourquoi en irait-il donc autrement si le Standard utilisait la même méthodologie ? Ricardo Sa Pinto communiquerait donc avec un membre extérieur de son staff qui, lui, parlerait avec un kiné, Ludo De Pretter par exemple.