Standard

Le Standard n'a pu mieux faire qu'un match nul 2-2 contre Hanovre en 1/8 de finale aller de l'Europa League

LIEGE “On peut rejouer ce matchs dix fois, on doit toujours le gagner”.

Sans sortir de ses gonds, Yoni Buyens était hier soir à l’image du Standard, platement fier du visage et du football affichés. “Quand on lit pendant des jours dans la presse que nous n’avons rien à espérer de ce match, qu’on va se faire évincer sans autre forme de procès, je crois que l’on peut regarder Hanovre de haut sans trembler.”

Un Hanovre que les Liégeois attendaient sans doute plus sémillant après tous les articles, tous les propos lancés autour de leurs récents transferts (Diouf en tête) et de leur bon hiver.

“Sincèrement, je ne peux pas dire si le Hanovre sur lequel nous sommes tombés ce jeudi était plus fort que lors des matchs de poule. On a peut-être simplement vu un Standard à son sommet.”

Reste que cette course folle a fini par peser sur les Rouches . Sans chuter, le Standard de la deuxième mi-temps est apparu plus timoré, usé sans doute par la débauche d’efforts dans laquelle la première période l’avait lancé. “Mais à part le but en seconde mi-temps, combien d’occasions leur avons-nous concédées? Une peut-être. Notre pressing était sans doute moins poussé mais c’était simplement impossible à tenir.”

Et si la chance et l’adresse s’en étaient mêlées, les Rouches auraient pu planter une troisième rose si Meme Tchite ne s’était pas offert un coup du foulard alors qu’un plat du pied, sécurité lui aurait sans permis de pousser le ballon au fond des filets. “On ne peut pas lui en vouloir. Il m’a dit que le ballon était déjà trop loin pour pouvoir frapper du pied gauche. Et puis, vous oubliez qu’il a une seconde et demie pour penser. C’est court, très court.”

Court comme la page du calendrier qui sépare Buyens du match retour de jeudi. “Je vais dormir tout le week-end, cela suffit.”



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