Standard

Le médian gauche est le dernier indésirable du Standard à ne toujours pas avoir trouvé de club

LIEGE Des joueurs qui faisaient réellement partie du noyau A la saison passée, Cédric Collet est le dernier indésirable à s’entraîner en marge des pros. Si Wilfried Dalmat (Club Bruges), Benjamin Nicaise (Lierse) et Mohamed Sarr (Hércules) ont trouvé un nouvel employeur, le médian gauche, lui, n’a encore trouvé aucun club.

“J’ai eu des touches plus ou moins concrètes mais pour diverses raisons, cela ne s’est pas fait”, rappelle-t-il. “Le club veut récupérer une partie de sa mise vu que j’ai encore deux ans de contrat au Standard et le club avait payé une indemnité de transfert pour me faire venir de Mons. Mais il y a très peu de mouvement sur le marché dans les pays frontaliers donc c’est difficile. D’autant que les clubs intéressés ne peuvent pas me voir à l’œuvre en match... Le 31 août approche à grands pas. Je suis de plus en plus inquiet.”

Quid s’il n’arrive pas à se recaser d’ici à la fin du mercato ?

“Je me pose aussi la question... Je ne sais vraiment pas ce qui va se passer. Vais-je rester un an à l’écart ? Contractuellement, cela me paraît difficile. Une rupture de contrat pour être libre ? J’ai encore deux ans de contrat donc il faudrait que je m’y retrouve. Je ne pense pas que j’accepterais.”

Resterait une possibilité : réintégrer le noyau pro. Même si le Standard est à la recherche de solutions sur le flanc gauche, cela reste cependant très peu probable.

“Le Standard a décidé de me mettre à l’écart et cela me semble difficile de le faire changer d’avis. J’entends que le club cherche des gauchers, mais c’est au Standard de revenir vers moi s’il pense que je peux être une solution. Je n’ai pas les cartes en main. Si cela devait arriver, je me comporterais en professionnel. Je ne suis pas rancunier.”

Pourtant, il y a de quoi se poser des questions.

“C’est vexant pour moi de me retrouver dans cette situation car je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de montrer ma valeur à mon poste de prédilection, c’est-à-dire médian gauche. Laszlo Bölöni m’a aligné trois matches à un poste auquel je n’avais jamais joué. Puis je me suis blessé. J’espérais recevoir ma chance à mon retour, mais cela ne s’est jamais produit. Aujourd’hui, ma blessure fait partie du passé. Mais physiquement, je ne suis pas à 100 % vu mon programme d’entraînement.”


© La Dernière Heure 2010