Standard

Concrètement, le club liégeois devra jouer à huis clos si de tels incidents se reproduisent dans les deux ans à partir du lundi 26 novembre 2012

LIEGE Le Standard de Liège, condamné en première instance à disputer un match à huis clos, a obtenu le sursis dans le dossier des jets de fumigènes face à Anderlecht. Et il doit cette réduction de peine au travail effectué pour identifier les coupables.

"La Commission des litiges d'appel pour le football rémunéré constate qu'entre-temps, les efforts du Standard ont permis d'identifier la majorité des supporters qui ont jeté les fumigènes et qu'ils ont, ainsi que leur club de supporters, été sanctionnés par le club", indique la Commission des litiges d'appel de l'Union belge de football (URBSFA). "Il importe dès lors à la Commission des litiges d'appel de moduler la sanction qui sera prononcée en l'assortissant d'un sursis."

La Commission des litiges a cependant estimé que le raisonnement du Standard, qui assure avoir tout fait pour éviter de tels incidents, ne peut être suivi en vertu de l'article 1522.11 du règlement de la fédération. Celui-ci stipule en effet que le club peut être poursuivi même si il a tout fait pour maintenir l'ordre. La Commission précise que le Standard, qui a déjà eu des problèmes de ce type dans le passé, "se devait de contrôler davantage les "Ultras" et pouvait facilement éviter les jets de fumigènes avec un écran transparent placé entre les tribunes et la pelouse".

Le Standard risque une suspension de deux matchs à huis clos si de tels incidents devaient se reproduire. "Il y aurait lieu d'une part de prononcer à cette occasion une sanction effective et d'autre part de lever le sursis dans le cadre de la présente affaire", indique encore la Commission.

On notera que le dossier concernant les supporters individuels a été remis sine die.

Le Standard se réserve le droit de contester la décision de la commission des litiges

Le Standard de Liège, par communiqué, s'est dit soulagé par la décision de la commission des litiges et s'est réjoui que celle-ci ait reconnu les efforts mis en œuvre par le club pour sanctionner les fauteurs de trouble.

Néanmoins, le Standard se défend d'être tenu responsable des incidents sur lesquels il n'a aucune prise. Le club examine donc s'il existe des moyens de contester effectivement la décision de la Commission pour éviter que celle-ci ne sanctionne le club si de nouveaux incidents "incontrôlables" se produisent.





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