Standard Si la déchirure aux adducteurs se confirme, il s’agirait de la première grosse blessure de sa carrière

On joue depuis un gros quart d’heure samedi lorsque Sébastien Pocognoli, qui avait parfaitement bien entamé sa rencontre, la 3e de rang en tant que titulaire, s’assoie et jette son brassard de dépit. Le latéral gauche de 31 ans le sait, sa rencontre est terminée et sa participation aux prochains matches est plus que compromise.

Touché aux adducteurs de la jambe gauche après seulement cinq minutes de jeu, le capitaine a poursuivi pendant dix minutes avant d’être contraint d’abandonner le navire. "On craint une déchirure", précisait Michel Preud’homme après la rencontre. Sébastien Pocognoli passera des examens ce lundi matin afin d’évaluer l’étendue de la gravité de cette blessure. Si à Sclessin et dans le chef du joueur, on espère s’en tirer avec une élongation, la déchirure semble inévitable.

Une blessure de ce genre nécessiterait une absence de plusieurs mois constituant alors un énorme coup dur pour le valeureux capitaine liégeois qui revenait bien dans le coup après une saison 2017-2018 au cours de laquelle Ricardo Sa Pinto ne lui a que trop peu fait confiance.

"Aujourd’hui, je peux davantage me concentrer sur le terrain. Je n’en dirai pas plus", précisait-il encore, vendredi dernier. Le Liégeois faisait référence aux activités qu’il a dû organiser la saison dernière afin de renforcer la cohésion d’un groupe qui, sportivement, partait à la dérive en début de saison.

Sous Michel Preud’homme, qui lui a clairement fait savoir qu’il comptait sur lui, Pocognoli entendait bien obtenir davantage de temps de jeu. Titularisé pour la Supercoupe à Bruges, Poco devait, là aussi, délaisser les siens en début de matches en raison d’une contracture à la cuisse qui ne le tiendra écarté des terrains que quelques jours. "Physiquement, je me sens très bien. J’ai eu, au même titre que l’ensemble du groupe, une grosse préparation qui a porté ses fruits", ajoutait-il avant la réception de Saint-Trond.

À 31 ans, et avec une hygiène de vie remarquable, Sébastien Pocognoli n’a que très rarement, voire jamais, été écarté des terrains durant de longues semaines à cause d’une grave blessure. Le Liégeois a par contre bien été confronté à quelques soucis musculaires mais sans gravité.

La dernière blessure sérieuse du capitaine des Rouches remonte déjà à la saison 2013-2014 lorsqu’il évoluait à Hanovre (il avait souffert d’une blessure à l’aine qui lui avait fait manquer quatre matches).