Standard Jean-François Gillet estimait que le Standard avait fait le nécessaire pour s’imposer.

Jean-François Gillet a disputé son premier match de championnat lors de ce déplacement à Zulte Waregem. Il aurait préféré le fêter avec un succès, d’autant qu’il estimait que le groupe avait fait le nécessaire pour prendre les trois points.

Quand avez-vous pris connaissance de votre titularisation ?

"Précédemment... (sourire) Je me suis toujours entraîné à fond, comme si j’allais joue le week-end. C’est vrai que j’ai traversé un moment plus difficile lorsque j’ai perdu ma place mais je me suis fait une raison et je me suis dit que je devais bosser pour récupérer celle-ci."

Malheureusement, votre retour n’a pas permis au Standard de gagner.

"Pourtant, nous avons eu les occasions pour prendre les trois points. Nous avons disputé une excellente deuxième période et même le 1-0 en fin de première mi-temps n’était pas mérité. Mais parfois, il faut être malin et si tu vois que tu ne peux pas gagner, tu essayes de ne pas perdre. Il faut sentir ce moment. Ici, nous étions à dix, il fallait calmer le jeu. Nous devons apprendre à mieux gérer nos fins de matches car ce n’est pas la première fois que cela nous arrive."

Car ce revers fait oublier le succès décroché face à Eupen…

"C’est pour ça que je dis qu’il fallait calmer le jeu en fin de match. Nous aurions entamé le Clasico de dimanche avec un quatre sur six. Ici, ce point perdu ne change pas tout au classement général, mais pour le moral, ça fait mal. Une défaite fait toujours des dégâts."

Le Standard a-t-il les atouts pour accrocher ce Top 6 ?

"Nos concurrents directs ont gagné, donc nous aussi nous devrons gagner des matches à l’extérieur. Il faudra le faire pour ne pas rater le bon train. Nous avons quand même montré nos qualités à Zulte Waregem, avec une équipe qui joue au football, fait bien son travail mais il faut davantage concrétiser nos occasions."

Quelle était l’ambiance dans le vestiaire ?

"Nous étions fâchés, dégoûtés. Nous avons bien fait notre boulot mais on rentre à la maison avec rien en poche. Nous méritions de gagner haut la main."

29 points sur 69 : c’est inadmissible pour le Standard, non ?

"On ne va pas se cacher, ce bilan est suffisamment explicite. Nous avons trop gaspillé. Par exemple, nous avons jeté le mois de décembre (sic) et nous avons jeté le match de ce soir. Il ne faut s’en prendre qu’à nous-mêmes. Il faut bien analyser notre situation et ne pas chercher d’excuses."

Sa Pinto fustigeait l’arbitrage, ses joueurs eux, préféraient temporiser

C’est très meurtri et un tantinet énervé sur la fin de match que Ricardo Sa Pinto a livré son analyse de la rencontre. "En première période, ce n’était pas bon. Mais en fin de mi-temps, on a commencé à prendre le dessus. Malgré le niveau de jeu, on a su se créer deux belles opportunités. Après la pause, on était clairement au-dessus jusqu’à ce final grotesque."

Le coach portugais faisait évidemment référence à l’arbitrage de Monsieur Visser. "Agbo touche le ballon et on le sanctionne d’un carton jaune alors que le prochain match, c’est Anderlecht… Il y a ensuite un penalty non sifflé sur Mpoku avant une exclusion injustifiée de Junior. Ce soir ce n’était pas un arbitre mais un tueur (NdlR : ‘a killer ’). Il a tué mon équipe. Mon vestiaire est en totale destruction. À moi d’y injecter à nouveau joie et envie. Mais nous sommes des battants et nous nous relèverons."

De leur côté , les joueurs préféraient ne pas limiter la défaite aux décisions arbitrales. "Parler de l’arbitrage ne fait pas partie de ma philosophie. On me dit qu’il y a penalty et que la rouge est sévère. C’est lourd", lançait Jean-François Gillet.

Renaud Emond, lui, reconnaissait que les Liégeois s’étaient mis dans les problèmes tout seuls. "Je suis assez lucide pour dire qu’on n’a pas besoin de l’arbitre pour gagner ce match. En première période, c’était moyen mais après le repos, on a pris le jeu à notre compte et on a eu des occasions. Zulte est une bonne équipe et ce n’est pas facile de jouer ici. On doit s’en prendre qu’à nous-mêmes car on a eu les occasions. Bien sûr, les décisions de l’arbitre n’aident pas. On est très déçus car en seconde période, on s’est vu gagner le match."