Standard Voilà pourquoi le départ du défenseur central cet hiver est loin d’être acquis.

Samedi dernier, un journaliste québécois - ex-footballeur pro - nous avait contactés pour nous faire part de l’intérêt de l’Impact Montréal pour Laurent Ciman. Nous avions interrogé le défenseur à ce sujet et il nous avait répondu qu’il n’avait eu aucun contact, avec aucun club. Mercredi, Sudpresse annonçait que le Diable Rouge avait un accord avec Sion pour un transfert cet hiver. La donne a-t-elle donc changé depuis samedi ? Ce n’est évidemment pas impossible, d’autant que l’intérêt du club suisse, 9e (sur 10 équipes) en D1, est confirmé. Mais… Il y a plusieurs signes qui indiquent qu’on est encore loin d’un transfert.

1. La position du Standard : la direction rouche veut renforcer son équipe cet hiver, pas la déforcer. Or, elle va déjà enregistrer le départ de Mpoku, auquel elle ne peut plus s’opposer vu les accords pris l’été passé avec le médian et le Qatar. Elle ne se voit donc pas perdre un autre cadre. Même en cas de grosse offre ? Il semble que oui.

2. Pas d’accord Ciman/Sion : le défenseur du Standard, sous contrat jusque juin 2017, n’a pas d’accord avec Sion. "On en est loin", confirme Axel Lawarée, qui est assez sûr de son fait puisque le Standard n’a pas donné son feu vert pour une négociation entre Ciman et Sion. "Et Laurent n’est pas du genre à négocier dans notre dos", précise le conseiller sportif.

3. Les moyens de Sion : un agent qui a proposé des défenseurs centraux à Sion nous indique que le club suisse dispose de budgets limités pour le transfert : 500.000 euros comme indemnité pour le club vendeur et 400.000 euros de salaire pour le joueur. Si cela se confirme dans le dossier Ciman, aucune des parties ne pourra se satisfaire de tels montants.

Quid, maintenant, si le dossier se décante, que Laurent Ciman reçoit une offre qui lui convient (de Sion, du Québec ou de France, où il y a aussi de l’intérêt) et qu’il pousse pour partir ?

"Il faudra alors s’asseoir avec lui pour discuter. Laurent est un joueur important pour le groupe, difficilement remplaçable. Mais il n’est pas bon de retenir un joueur contre son gré. Cela dit, il devrait nous avancer des arguments et l’argent ne sera pas un bon argument…" répond Axel Lawarée.

Est-ce parce qu’il préfère tout de même anticiper un départ que le Standard a récemment relancé la piste menant à Alexander Scholz, le défenseur central de Lokeren ?

"Scholz est l’un des meilleurs défenseurs du championnat, mais si on le voulait, on prendrait d’abord contact avec son club, ce qui n’a pas encore été fait."